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LA LITTERATURE AFRICAINE EN FRANÇAIS CINQUANTE ANS APRES LES INDÉPENDANCES

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Où en est la littérature africaine francophone après cinquante ans d’indépendance, sachant qu’elle fut au début marquée par la tradition orale puis par le mouvement littéraire de la Négritude ?
Les années 60 voient se poursuivre le renouveau de la création littéraire. Le poète, le romancier, le dramaturge composent souvent des œuvres baroques où désespoir, comique et découragement se mêlent (Le Pleurer rire d’Henri Lopes, La vie et demie de Sony Labou Tansi). Les écrivains abandonnent le réalisme et se livrent à un travail sur la forme : Ahmadou Kourouma est le premier avec Les Soleils des indépendances.
A partir des années 80, on assiste à l’éclosion d’un genre nouveau pour la littérature africaine, le roman policier (Achille Ngoye). En même temps une littérature jeunesse commence à se développer.
La littérature féminine est quant à elle la fille des indépendances. C’est à partir des années 70 que se manifeste en Afrique une écriture féminine autonome. Le roman épistolaire de Mariama Bâ, Une si longue lettre, publié en 1979, en fut le coup d’envoi spectaculaire.
En ce début du XXIe siècle, c’est le mouvement de la « Migritude », un néologisme qui combine négritude et émigration, qui caractérise cette littérature. Les nouvelles générations d’écrivains ont en commun l’expérience de l’immigration : par exemple, Fatou Diome (La Préférence nationale), Alain Mabanckou (Bleu-blanc-rouge), Sami Tchak (Place des Fête), Calixthe Beyala (Le petit prince de Belleville). Mais ils restent aussi profondément attachés à leur pays d’origine, comme Abdourahman A. Waberi (Le pays sans ombre) ou Emmanuel Dongala (Johnny chien méchant). Beaucoup d’écrivains africains, comme tous les écrivains francophones, se revendiquent de plus en plus comme des écrivains à part entière, sans épithète, accessoirement « Nègres », mais tous restent mobilisés par les problèmes de l’Afrique comme Boubacar Boris Diop, (Les tambours de la mémoire).
La littérature africaine de langue française, surtout publiée à Paris, touche un lectorat européen et africain immigré. En Afrique, hormis dans le champ scolaire, l’édition locale en français restant limitée, elle n’atteint pas un large lectorat et son audience reste restreinte.

Une littérature jeunesse d’une grande richesse

Malgré les obstacles, une littérature écrite et illustrée pour les enfants voit le jour en Afrique francophone à partir des années 1980 et connaît un deuxième élan, remarquable, depuis la fin des années 1990. Très riche, la littérature orale africaine nourrit grandement la littérature écrite pour la jeunesse, mais l’édition propose également livres d’images, romans, poèmes, documentaires, bandes dessinées… dont voici un choix de titres disponibles. Publiée dans les pays africains et en France, cette littérature offre une grande richesse de thèmes et de styles, tant dans l’écriture que dans l’illustration – le fonds du CNLJ-La Joie par les livres, sans doute le plus complet existant, en témoigne. Si dans les grandes villes africaines les familles commencent à acheter des livres pour enfants, ce sont surtout les bibliothèques qui en permettent l’accès.

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