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Des éléves au collége Renée Taillefer financent la construction d’un puits au Sénégal.

En un an, les élèves de 5ème et de 3ème du Collège Renée Taillefer ont réuni à eux seuls la moitié des 3 000 euros versés pour la construction d’un puits dans la ville de Khombol, à une centaine de kilomètres à l’est de Dakar, dans une des nombreuses régions sèches du Sénégal. Le projet est né l’an dernier lors du Forum Santé Citoyenneté, où des élèves ont orienté la réflexion vers une action destinée à assainir l’eau et creuser un puits. Magali Amiel, professeur d’Histoire-Géographie et animatrice du Club Solidarité, qui a déjà multiplié les initiatives d’aide aux plus démunis, a donné une impulsion, en compagnie des professeurs de mathématiques de 5ème, de physique, d’occitan et de musique, dans le cadre de l’Enseignement et Pratiques Interdisciplinaires (EPI).

Eau de vie et d’esperance

Le Fonds Social de l’Etablissement a versé 1 000 € ( réunis déjà sur des actions des collégiens), l’Association des Lycéens de Victor Hugo, convaincue du bien-fondé de l’opération, a ajouté 500€.

Les 1 500 restants proviennent de vente de gâteaux confectionnés par les élèves, mais aussi de bracelets, boucles d’oreilles, porte-clés, bonbons, bijoux divers fabriqués dans les familles. Un professeur au Sénégal, Abdou Diome, est venu dans la salle polyvalente du collège dire l’importance de l’eau dans les villages du Sahel et des quartiers comme celui de Nguinaw Raay, où se trouve le chantier. Une correspondance régulière est déjà en place entre les collégiens de Gaillac et leurs homologues de Khombol. L’inauguration du puits, qui fonctionne déjà et dont la photo est apposée au mur de la classe de sème, aura lieu en décembre. Il s’inscrit dans un ensemble plus vaste, le Centre d’Insertion, d’Education et de Loisirs (CIEL) qui vise à offrir aux petits (3-5 ans) une pré-scolarisation, à alphabétiser les femmes et les jeunes non scolarisés, à former les handicapés aux techniques artisanales et maraîchères… L’action solidaire du collège Taillefer n’est peut-être qu’une goutte d’eau dans l’océan de pauvreté, mais dans ces contrées sèches, toute goutte d’eau – du ciel ou du puits – est une providence.

ladepeche

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