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Tiken Jah Fakoly, un artiste engagé qui a soif de justice sociale

J’ai de l’espoir. Nous, on plante la graine de certains combats, on l’arrose, elle pousse, et on souhaite que les générations qui vont venir après nous réussissent ce qu’on n’a pas réussi », dit l’auteur-compositeur-interprète ivoirien Tiken Jah Fakoly au micro de Philippe Fehmiu. Connu pour sa lutte contre les inégalités sociales, le musicien reggae de 49 ans prêche depuis des années en faveur d’un monde plus tolérant et plus juste, où la démocratie, l’agriculture et l’éducation sont les véritables pierres angulaires.

Pour moi, l’éducation, c’est la base, c’est le socle. […] Il y a beaucoup d’analphabètes en Afrique. Quand la majorité des Africains saura lire et écrire, ça va changer beaucoup de choses.

Tiken Jah Fakoly
À l’aide de nombreux partenaires, Tiken Jah Fajoly a jusqu’à maintenant construit cinq écoles sur le continent africain : deux en Côte d’Ivoire, une au Mali, une au Niger et une au Burkina Faso. Une sixième sera inaugurée en octobre à Conakry, en Guinée.

« Mon grand rêve, c’est de pouvoir construire une école dans chaque pays africain », dit le musicien, qui fait de l’éducation des jeunes filles une priorité. À l’instar de nombreux artistes africains, il mène un farouche combat depuis de nombreuses années contre l’excision.

Un extrait de l’entrevue avec Tiken Jah Fakoly
Un extrait de l’entrevue avec Tiken Jah Fakoly Photo : Radio-Canada
L’importance de l’agriculture
Né dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, Tiken Jah Fakoly vient d’une famille de commerçants, de transporteurs et d’agriculteurs. Depuis un bon moment déjà, l’artiste engagé travaille activement à la valorisation de l’agriculture en Afrique. En 2013, il a même consacré toute une année à la terre dans son village natal ivoirien.

J’ai fait une pause pour faire 50 hectares de riz dans mon village. Le but, c’était de montrer aux jeunes que l’agriculture n’est pas un métier sale. Au contraire : l’agriculture, c’est à la base de tout.

Tiken Jah Fakoly
L’Ivoirien, qui aura 50 ans en juin 2018, est d’avis que le retour à la terre représente une des solutions à la crise alimentaire qui secoue l’Afrique. « Ça fait mal aujourd’hui de savoir […] qu’on retrouve du riz chinois ou du riz taiwanais dans nos assiettes. Ce n’est pas normal. »

radio canada

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