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Lorsque l’on parle de la Tijaniyya au Sénégal, Thierno Mouhamadou Said Bâ (Rata) est cité en ‘référence incontournable

Lorsque l’on parle de la Tijaniyya au Sénégal, Thierno Mouhamadou Said Bâ (Rata) est cité en ‘référence incontournable.
La communauté musulmane de Médina Gounass, qu’il a fondée, compte aujourd’hui des millions de disciples, répartis dans divers pays de la sous région où le marabout a séjourné durant sa vie.
Ainsi, la communauté tidjane de Médina Gounass s’étend sur une vaste zone géographique qui s’étend du Fouta Sénégal à la Côte d’ivoire en passant par la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali et la Mauritanie, pour ne citer que ces pays.
LE FONDATEUR DE LA COMMUNAUTE MUSULMANE DE MEDINA GOUNASSE LHADJ MOUHAMADOU SAIDOU BA Originaire du village de Thikité (département de Podor), dans le nord du Sénégal. Thierno Mohamadou Saidou BAH(RTA) a d’abord fait ses humanités à Nguidjilone (Région de Matam) auprès de Thierno Yéro BAAL ANNE, puis à Thilogne (Région de Matam), auprès de Thierno Hameth Baba TALLA.C’est après qu’il prend le chemin du Sud pour Kolda où il retrouve Seydi Aladji THIAM père de l’ancien imam de Madina, Ousmane THIAM, qu’il avait lui-même désigné à cette fonction de son vivant. Seydi Aladji ThIAM était établi à Madina Aladji, à 17 km de Kolda (Sud du Sénégal). Il rencontre également le père de Thierno Mansour Barro, Thierno Ahmed, à Kolda.
Celui-ci était également un grand ouléma qui l’a renforcé dans sa quête et formation religieuse.
En effet, Thierno Ahmed BARRO et Seydi Aldaji THIAM ont été ses marabouts et guides.Les enfants de ceux-ci étaient très jeunes au rappel à Dieu de leurs pères. C’est ainsi que Thierno les a récupérés. Il a été leur guide, marabout et éducateur.
Les trois familles sont devenues une et il n’y a aucune différence entre elles.
Chacun de ces descendants a pris femme dans l’autre des familles. Le saint homme a fondé 65 villages dont 51 au Sénégal.Dans chaque village, il aura laissé une mosquée, une école coranique et un imam. Le nombre de mosquées qu’il a édifiées s’évalue à 93 dans la zone ouest africaine. Il aura réussi aussi à exporter le DAAKA vers d’autres cieux (France, Afriquecentrale).
DAAKA OU LE RETOUR VERS DIEU
Le DAAKA (rassemblement pour la retraite spirituelle) a été institué en 1942, par Thierno Mohamadou Saidou BAH (RTA).
Situé à 10 kms du village religieux de Médina Gounass.
Le DAAKA se singularise par une retraite spirituelle ponctuée par des lectures du Saint Coran et du Zikr.
De 1942 à 1960, elle s’est tenue de façon restreinte car n’associant que les membres de la famille et proches du marabout. Ce n’est qu’à partir de 1960 qu’elle a été élargie à tout le monde.Le choix du site actuel remonte au début des années 70. Le guide religieux était un naturaliste qui a invité les fidèles à se recueillir tout en veillant à la préservation de la nature. Autrement dit, aucune transformation n’est permise. Il exhortait au respect de l’environnement. L’essence de la rencontre, est de permettre au croyant de se concentrer, ne serait-ce qu’une fois pendant quelques jours, pour glorifier Dieu. Le marabout a invité tous les fidèles à partager avec lui cette conviction et à procéder une introspection.
THIERNO AHMADOU TIDIANE BA KHALIFE DE MEDINA GOUNASS
Ainsi, au-delà des prières obligatoires célébrées à l’unisson, il est imparti à chaque fidèle de s’acquitter de prières déterminées pendant tout le séjour.
Par exemple, il est requis de chaque pèlerin defaire 12.000 zikr de la « salatoul fatiha» toutes les 24 heures. Le zikr de la « sayfiw»est exigé 41 fois par jour et par fidèle.
Les prêches et autres discours religieux constituent également des moments forts du « daaka ». Ils ont lieu aux premières lueurs de la journée.
La célébration de ce rituel est authentifiée par l’écoute d’une cassette du fondateur de Médine Gounass qui revient sur un aspect de la vie islamique.
La séance matinale prend toujours fin vers 10-11 heures.
L’essentiel de l’activité humaine, sur ce site, est centré autour de multiples dévotions.
Le temps de sommeil est compté pendant les dix jours que dure la manifestation religieuse. Sur pied dès quatre heures du matin, les fidèles veillent toute la nuit pour des prières surérogatoires ou la lecture du coran, les croyants veulent mettre à profit les moments pour d’intenses méditations spirituelles.
«Tous ceux qui viennent ici sont obnubilés par le seul désir de magnifier l’unicité de Dieu.
En venant ici, le croyant laisse tomber le bas-monde, abandonne ses épouses, les délices de la vie pour se consacrer à son Seigneur et Maître».
Le « daaka » est aussi l’endroit où est célébré un grand nombre d’unions conjugales.
Le lieu est béni et les prières qui y sont effectuées sont acceptées. Le daaka est unique en son genre. Il n’y a nulle part au monde une pareille manifestation religieuse. Il faut dire que le désir d’y retourner est incommensurable pour quiconque y vient.
C’est la Mecque des pauvres même si souvent les fidèles traversent des continents et des mers pour marquer leur présence.
Source :Asfiyahi.Org – 1er Site de Référence sur l’Islam et la Tidjaniyya au Sénégal دائرة الأصفياء.
M.Sidibe.

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