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Moussa Niang, Etudiant Sociologue-(UCAD): Chronique sur la sphère politique sénégalaise à la veille des élections de 2019

Chronique sur la sphère politique sénégalaise à la veille des élections de 2019.

Rédigé par Moussa Niang, Etudiant Sociologue, (UCAD).

Avril 2018.
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Alors que les échéances électorales pour la présidentielle de 2019 arrivent à grands pas, l’heure est à la mobilisation entre membres de l’opposition et ceux du gouvernement. Mais est-ce que les citoyens sénégalais se sont-ils déjà préparés ? Seront-ils assez clairvoyants pour ne plus se lamenter de plus sur la classe politique sénégalaise ?

Le vote est un acte de perte de temps. Oups, un acte citoyen voulais-je dire. En effet, la majorité des sénégalais ne croie plus à l’essence de cet acte. Ce moment décisif pour lequel les candidats, après avoir investis les contrées les plus reculées du pays, après avoir dépensés des millions voire des milliards, sont édifiés sur leur métier politique. Car au Sénégal, il faut l’avouer, la politique est un métier. Ils utilisent souvent le bas peuple comme tremplin pour asseoir leur ascension sociale et économique. Un jeu de position sociale dans ce champ largement discrédité par la population sénégalaise. Cette dernière est sollicitée qu’en période de campagne. Massivement, d’aucuns sont intéressés que par les biens qu’ils en gagnent (habits, argents, denrées de consommation…) et d’autres sont victimes de désinformation les menant dans une versatilité triste. Et oui, c’est seulement au Sénégal que l’on voit un électeur qui en allant voté le jour du scrutin, ne sais pas pour qui il va voter (vote fantaisiste).

Par ailleurs, il est au regret de constater que l’écrasante partie d’électeurs sénégalais élisent leurs dirigeants que sur une basse émotionnelle (charismatique, affective, vengeance…) ou religieuse ( »ndiguel ») et non jamais sur une analyse fine de programmes ou de bilans proposés par nos pauvres politiciens. En effet, rare de nos politiciens nous exposent leurs points stratégiques décisifs devant traduire une vision politique à la hauteur des ambitions nationales qui n’est rien d’autres que le développement, l’emploi, la santé et l’éducation. En passant bien évidemment aux différents secteurs agricoles, pêche, artisanat etc.

La démocratie telle qu’elle se veut aujourd’hui repose sur une implication inclusive du peuple. Nous aussi, citoyens, devons nous acquitter de nos droits (vote, impôts, taxes, acte civique et patriotique) mais aussi de nos devoirs civiques envers non à une personnalité mais à notre pays, à nos martyrs, à notre futur et à ceux de nos enfants. Cela passe bien évidement, par une rupture face à cette expectative dont nous sommes plongés voilà des décennies. Les notions de biens publics, de droit de manifestation, d’accès à la vraie information (transparence), de démocratie participative, de presse et de justices crédibles etc, doivent bien être inculquées aux citoyens. Personne ne construira le pays à notre place, ce sera ni ces pratiques politiques politiciennes, ni les étrangers mais plutôt une violence que doit se faire cette jeunesse oisive en se sacrifiant davantage pour que la génération future en gagne.

Tout compte fait, il revient à chacun de prendre ses responsabilités en tant que être individuel et collectif. Ce qui doit primer, c’est l’intérêt national et non des désirs stricto personnels qui finissent par nous mettre dans une anxiété inlassable et inéluctable avec notre conscience morale.

Je terminerais avec les deux citations suivantes :
 »Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. » disait Joseph de Maistre
 »Pour être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps. » affirme Chateaubriand

A bon entendeur salut !

Moussa Niang, Etudiant Sociologue, (UCAD).
Avril 2018.
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