Dans deux semaines, les potaches vont reprendre le chemin de l’école.
Une nouvelle année scolaire va alors naître sous les cendres d’une autre, passée mais troublée par le coronavirus.
Un arsenal lourd, déployé par l’autorité, avait permis de sauver une partie des élèves, ceux des classes d’examen.Et pourtant, ils sont moins nombreux.
Pour cette année qui se profile à l’horizon, je suis animé par une peur qui n’a rien à voir avec le coronavirus.
Ma peur est liée au profil des élèves que nous aurons en face, des élèves qui quasiment sont restés à la maison, l’équivalent d’une année scolaire normale.
Ne me parlez surtout pas de ces cours à distance car tous les élèves n’ y ont pas accès au moment où l’éducation prône l’égalité des chances pour tous.
Qu’on le veuille ou pas, ces élèves passants sont à moitié des redoublants.
Face à ce fait visible, la nécessité d’organiser les troupes autour du programme à enseigner s’impose.
Au-delà des décisions de la hiérarchie académique, cette année pour moi nécessite un engagement individuel du personnel enseignant. Et pour commencer, il va falloir accepter de perdre du temps à consacrer aux élèves.
Le programme qui nous est proposé reste un indicateur mais je ne pense pas que l’objectif soit de le finir. Nous devons travailler à installer des compétences pour rendre nos élèves opérationnels à la fin. Nous avons l’obligation, dès les premiers mois de recycler les élèves par des séances de révisions intenses, consolider avant de penser à de nouvelles acquisitions. Le projet est lourd mais pas impossible.Aucun détail ne sera à négliger.C’est maintenant et plus que jamais que nous devons encore une fois réveiller le génie pédagogique qui dort en chacun de nous.Faisons fructifier notre amour envers nos élèves et il embaumera l’espace scolaire.L’ecole est notre deuxième famille et les élèves nos partenaires les plus fidèles.Face à leurs caprices périodiques convoquons notre esprit de dépassement d’hommes matures au nom de notre rôle d’éducateur et avec le temps ils riront de leurs erreurs.
À la maison l’encadrement des élèves s’impose et de ce fait les parents sont interpelés.Je reste convaincu qu’ensemble nous relèverons le défi.
Voilà révélé le contenu de mon message.
J’élève ma voix comme autrefois à la recherche d’une voie pour que l’école sénégalaise puisse retrouver son lustre d’antan afin d’échapper aux critiques acerbes dont le menu reste la baisse du niveau des élèves.
ISSA SENE (LA PLUME DE KINIABOUR)

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