Demande de Bourses de formation dans les Ecole de Formation du Sénégal. Postulez

ECHO DU CAMPUS : UNIVERSITÉ NORBERT ZONGO

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp
Share on email
Email
Université Norbert Zongo : un enseignant arrête son cours parce qu’une étudiante mère était dans la salle avec son enfant.
Aujourd’hui 08 décembre 2020, les étudiants en Lettres Modernes promotion 2018, Licence II, par manque de places assises au sein du l’université, se sont retrouvés dans la salle polyvalente pour un cours de S4, alors que ni les enseignements ni les évaluations du S3 ne sont épuisés. Chevauchement. Mais là n’est le problème.
En effet, prévu se tenir de 11h à 15h, l’enseignant dès le début de son cours demande et menace toute étudiante mère de sortir avec son enfant de la salle de cours. Apeurées et non soutenues par leurs amis étudiants, les “pauvres” étudiantes sortent de la salle.
Environ 30 minutes après, se promenant dans la salle, il voit une étudiante, avec son bébé en mains, au fond de la salle. Alors il arrête de dispenser son cours, donne un exercice sur le contenu qu’il devrait dispenser à l’occasion de cette séance, et sort.
La première interrogation qui nous vient à l’esprit est de se demander s’il est un crime ou s’il y a un texte à l’université qui interdit un étudiant ou une étudiante d’avoir un enfant ou d’avoir accès à la salle de cours avec un enfant ? La réalité est qu’il y a aucun règlement qui l’interdit. Et le bon sens recommande de constater que dans la salle, il y a souvent des étudiants plus vieux que l’enseignant. L’étudiant n’est pas un enfant d’ailleurs.
Ensuite, si tant est que l’enseignant pense sa présence, ses explications importantes, nécessaires pour la compréhension de la discipline enseignée, refuser à une étudiante mère d’assister le cours, c’est tout simplement la condamner à l’échec. Pour qui connaît les contraintes conjugales, socio-économiques, psychologiques… dont les étudiantes mères vivent et se battent, malgré tout, pour réussir, c’est peu de dire qu’elles sont des héroïnes.
En sus, et par conséquent, c’est incompréhensible la passivité et la complicité dont les étudiants de la promotion ont fait montre. Ils n’ont même pas eu le courage de soutenir leurs camarades, de dire à l’enseignant que son attitude est exagérée. Comment, moi étudiant, je peux avoir la conscience tranquille en sachant que, illégalement, abusivement, on condamne mon camarade à l’échec. Et s’il faut deux ans pour valider un L, disons dans certain contexte, que contribuer à l’échec de quelqu’un, c’est tout simplement le pousser à l’abandon des études.
Enfin, ce fait qui s’est passé aujourd’hui à l’université Norbert Zongo met à l’ordre du jour une revendication posée depuis belle lurette par les étudiants, à travers, notamment une de leurs structures syndicales (ANEB). En effet, c’est frappant de voir la quasi inexistence de crèches dans nos villes de façon générale. Et là où il y en a, elles ne sont pas financièrement accessibles aux ménages moyens et le moyen ici, c’est le général. Et que dire de l’étudiante ?
Il est donc urgent et nécessaire qu’il y ait des crèches accessibles dans nos campus pour ne pas condamner nos étudiantes mères à l’échec et à l’abandon. Cette lutte doit être même l’affaire, à la fois, du ministère de l’éducation nationale et de l’action sociale. Car d’une part, cette situation conduit nos étudiantes à l’échec et les contraint à l’abandon et d’autre part, les oblige à aller au village, à la maison réquisitionner et ou déscolariser des jeunes filles afin qu’elles viennent être des baby-sitters pendant qu’elles sont en classe.
Mais, avant tout, et surtout, c’est une affaire des étudiantes et des étudiants. C’est avant tout une revendication à poser devant qui de droit et se battre pour. Car si le sort de nos étudiantes et des jeunes filles déscolarisées préoccupait tant nos autorités, nous n’en serions pas là aujourd’hui.
En entendant que les étudiants soient solidaires à leurs camarades et refusent d’être complices des comportement qui compromettent leur réussite.
Propos du camarade BOUDA Raphaël
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on whatsapp
WhatsApp
Share on email
Email

Abonnez-vous pour ne rien rater

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Rejoignez les 190 437 autres abonnés

Articles Similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Récemment publiés

Campusen 2021

[googleapps domain="docs" dir="forms/d/e/1FAIpQLScckL0fI_a78vmYtwF8WZg3xyXkDUBusEquhuOQrH2NPQ1kMw/viewform" query="embedded=true" width="640" height="768" /]