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BAC : La méthodologie de la dissertation philosophique expliquée et détaillée

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L’épreuve de philosophie au Baccalauréat peut être éprouvante et délicate, mais avec une bonne connaissance de la méthodologie, elle devient aisée. La dissertation philosophique, contrairement aux idées reçues, n’est en aucun cas un fardeau ou un travail contraignant. Bien au contraire, c’est un exercice abordable qui peut facilement être réussi par maints élèves quel que soit leur niveau en philosophie. Tout ce qu’il vous faut pour réussir une dissertation philosophique, c’est le respect scrupuleux de la méthodologie. Dans cet article qui se veut édifiant, nous nous attarderons sur l’explication détaillée de la méthodologie de la dissertation philosophique.
Pour réussir une dissertation philosophique, il vous faut travailler sur deux points essentiels ; la phase préparatoire et le devoir proprement dit.
A- La phase préparatoire
1- L’étude parcellaire
Comme son nom l’indique, l’étude parcellaire c’est une phase qui consiste à relever les mots ou expressions clés du sujets, ensuite de les expliquer afin de rendre le sujet plus compréhensible.
2- La reformulation
La reformulation consiste à dire en des termes nouveaux ce qui a été dit. La reformulation n’est pas la transformation du sujet, mais plutôt l’expression de la fidélité de l’élève avec le sujet donné. C’est dire que notre reformulation devra garder le sens que le sujet nous donne.
3- Le problème
Le problème, c’est la difficulté que pose le sujet. En d’autres termes, c’est la question centrale autour de laquelle notre sujet est en orbite.
NB: une bonne reformulation égale au problème, lorsque le sujet est sous la forme interrogative.
4- Les aspects du problème
Ce sont les axes de réflexion vers lesquels notre sujet tend. Rappelons qu’un aspect est sous forme interrogative tandis qu’un axe est sous forme affirmative.
B- Le devoir proprement-dit
Un bon devoir de dissertation philosophique doit contenir les trois inséparables amis que sont: l’introduction, le développement et la conclusion.
1- Introduction
L’introduction est à la fois la partie charnière et capitale de la dissertation. Cette partie est celle-là même qui peut te faire voir le paradis ou l’enfer. Une introduction bien rédigée est synonyme de bonne note, à l’opposé, une introduction bâclée est facteur d’échec et de mauvaise note. Autant, réussir cette partie.
Cependant, une bonne introduction doit comporter les éléments ci-après :
• la mise en contexte ou la généralité
Pour élaborer une mise en contexte, on peut partir de la définition des termes clés du sujet, d’une citation en rapport avec le sujet. On peut également la faire par le biais d’une polémique ou d’un débat, en opposant deux courants de pensée ou deux auteurs exprimant distinctement des idées.
Sujet : La science garantit-elle l’épanouissement ?
Exemple de mise en contexte : S’il est d’une évidence que la science est la discipline la plus plébiscitée par l’homme, il ne faut pas aussi, offusquer l’idée selon laquelle, elle a causé moult dégâts à l’humanité.
•Le problème
Le problème est, comme nous l’avons précisé plus haut, la difficulté majeure que soulève le sujet. Le problème doit être bien formulé afin de donner à votre devoir une dose de professionalisme.
Exemple: quel est le rapport entre la science et le bien-être de l’homme ?
•Les aspects du problème
Les aspects du problème doivent marquer la fin de votre introduction. Ils sont posés sous forme interrogative.
Exemple:
aspect1: Dans quelle mesure la science assure-t-elle l’épanouissement de l’être humain ?
aspect2: Au contraire, n’est-elle pas l’instrument qui attise le malheur de ce dernier ?
Une bonne introduction doit nécessairement contenir ces éléments susmentionnés.
2- Le développement ou le corps du devoir
Cette partie est essentielle tout comme la première. Le développement est le lieu où le correcteur examinera la culture philosophique de l’élève, sa maîtrise grammaticale et son sens de l’analyse. Cette partie requiert des connaissances solides chez l’élève. Elle invite l’élève à étaler au grand jour son sens de l’analyse et de la persuasion, car, après tout, il s’agit de convaincre le correcteur de ce que vous êtes un élève et non un <<éleveur>>. Autant, mettre du sérieux dans cette partie.
Conseil: lorsque vous commencez à rédiger votre développement, il est nécessaire de formuler des phrases courtes et correctes dans lesquelles vous adjoindrez le premier axe. Ensuite, vous ajouterez votre premier argument que vous expliquerez par la suite. Après l’explication, vous illustrerez votre argument par des citations ou des exemples bien précis qui cadrent avec votre axe. Deux arguments bien explicités suffisent pour rendre votre copie luminescente
Lorsque vous achevez la rédaction de la première partie, faites un bilan partiel auquel vous ajouterez une transition.
Remarque : la transition permet de passer d’une partie à une autre.
Après la transition, vous passer directement au premier argument du deuxième axe. Vous alimenterez cette seconde partie par deux arguments bien élaborés. Ensuite, vous ferez un bilan partiel. Et votre seconde partie est achevée.
3- La conclusion
La conclusion c’est le résumé de tout ce qui a été posté dans les précédentes parties. Elle doit représenter le devoir en miniature. C’est pourquoi une bonne conclusion doit forcément contenir ces items ci-dessous :
• Le bilan
C’est la somme du bilan partiel un et du bilan partiel deux. En écriture mathématiques, on aura: Bp1+Bp2=Bilan
• Le point de vue personnel
Le point de vue personnel est notre sentiment sur le sujet qui nous est donné. Ce point de vue ne doit par être trop partial, biaisé, mais englobant.
• L’ouverture (facultatif)
Inutile de vous rappeler que les élèves abhorrent cette partie. C’est un item qui ne représente pas grand chose en réalité, car il est une invitation à la culture personnelle de l’élève. Si vous sentez que vous n’êtes pas capable de faire une ouverture correcte, alors réservez vous de le faire. Une ouverture mal formulée peut devenir une fermeture.
Ainsi, s’achève notre cours sur la méthodologie de la dissertation philosophique, le prochain article traitera des techniques pour réussir une introduction.
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Ben Diabaté
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