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Microfinance : La Société Générale licencie 130 employés de sa filiale sénégalaise Manko

Des locaux fermés au public, des messages envoyés aux clients pour leur annoncer la cessation d’activités au niveau de SAIF Manko, une filiale de microfinance de la Société Générale qui a lancé ses activités au Sénégal, en 2013. Le personnel composé de plus de 130 employés est aujourd’hui en procédure de licenciement décidée par le groupe Société Générale, mandaté par la SGSN (ex SGBS).
En effet, cette institution à l’inclusion financière s’était distinguée dans le monde de la microfinance, avec l’ouverture de quatre agences à Dakar (Pikine, Grand-Yoff, Keur Massar et Hlm) et une à Touba. Ses 130 employés dont 67 Cdi crient leur ras-le-bol devant ce qu’ils qualifient de « licenciement abusif orchestré ».
Il faut rappeler qu’une affaire de fraude avait éclaboussé la boite en 2018 et a occasionné le licenciement des présumés fraudeurs. Mais cela n’a pas eu d’impact réel sur l’activité de Manko, du moins, jusqu’au 19 octobre 2020 où les travailleurs ont reçu la décision d’arrêt de production. « Décision qui émane de la Société Générale de Paris après consultation du DG », renseigne une source de Seneweb.
Les clients de Manko sommés d’effectuer leurs opérations dans les agences Société générale
Le 18 décembre 2020, les représentants du personnel convoqués par le Directeur général seront informés que les actionnaires de la Société générale se sont réunis le 17 décembre 2020 et ont décidé de liquider l’institution le jour suivant. « Abdoulaye Dramé qui s’était présenté comme expert comptable et mandataire judiciaire a pris part à la rencontre du 18 décembre 2020 au cours de laquelle il informe que les actionnaires ont décidé d’adopter la liquidation amiable. Le même jour, le Directeur général s’est adressé au personnel par conférence téléphonique pour leur faire part de la situation. Le soir, il fait le tour des agences pour voir les agents tout en leur suggérant d’aller chercher du boulot. Ensuite, la SGSN a ordonné le retour des fonds et l’affectation des caissiers dans les agences de la Société générale », détaille notre source.
Mais le lendemain, à la grande surprise des travailleurs, « des affiches ont été postées sur les réseaux sociaux, et sur les devantures des agences pour détourner les clients de Manko pour qu’ils aillent effectuer leurs opérations dans les agences SGSN les plus proches », relate l’interlocuteur de Seneweb.
Et ce n’est pas tout : « la SGSN appelle toute la clientèle de Manko pour leur exiger de ne plus traiter avec aucun agent de Manko. Le 18 décembre 2020, la SGSN a bloqué l’outil informatique Delta, sans préavis ni dispositions préalables avec le personnel de Manko ». C’est ainsi que, « Le lundi 21 décembre 2020, nos accès machines sont bloqués (pas d’accès sur nos machines, sur le logiciel Delta et adresse électronique Outlook).
Des faits qui irritent le collège des délégués, convoqué le 21 décembre par le liquidateur. « Mais rien de concret ne sortira de cette réunion », déplore-t-on. Car, « Sur plusieurs interpellations, ce dernier n’était pas en mesure de répondre parce que ne connaissant rien sur la structure. A l’occasion, les représentants du personnel ont proposé le redéploiement de tout le personnel en se fondant sur l’article L 61 du code du Travail », ajoute la même source.
Le personnel exige un redéploiement
Les travailleurs licenciés à Manko, pour leur part, ne comptent pas baisser la garde. Ils exigent leur redéploiement comme la Société générale l’a fait avec une de ses filiales en France pour les mêmes motifs. « Cette revendication est légitime parce qu’on ne peut pas comprendre que des collaborateurs qui se sont battus en travaillant en toute dignité, sincérité et honnêteté soient sacrifiés aussi facilement au motif de licenciement économique », s’insurge le collège des délégués.
Ainsi, suite à son assemblée générale, ledit collège, à l’unanimité « fustige jusqu’à la dernière énergie le licenciement au motif économique et exige le redéploiement du personnel parce qu’on peut pas compenser la perte d’un emploi et surtout dans cette période pandémique où trouver du travail est difficile ».

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