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Colloque international sur le thème « Enseignement à distance dans les universités en temps de COVID-19 : expériences croisées »

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L’Université de Gambie (UTG), l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), l’Université Gaston Berger (UGB) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), ont organisé ce jeudi 28 janvier 2021 sur la plateforme collaborative en ligne de l’UVS, un colloque international sur le thème « Enseignement à distance dans les universités en temps de COVID-19 : expériences croisées ».  

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Pr Pierre GOMEZ, Vice-Recteur de l’Université de Gambie (UTG), qui a magnifié la tenue de cette rencontre qui permet de réfléchir sur les modèles d’enseignements des universités fortement secouées par la crise sanitaire. Pour lui, l’intégration des TIC dans la pédagogie est inéluctable et il faudrait désormais s’engager dans un processus de réflexion pour leurs usages, leur pertinence et la collaboration nécessaire, pour que toutes les universités puissent en tirer profit. A sa suite, le Pr Magatte NDIAYE, Directeur adjoint de l’UFR de Lettres et Sciences humaines de l’UGB a rappelé qu’au début des années 2000, l’université sénégalaise voyait déjà le téléenseignement comme une modalité à la fois trop sophistiquée, exigeante et non appropriée dans le contexte de recentrement de la pédagogie sur l’apprenant. D’après lui, il était inconcevable que la transmission des connaissances se réalise dans un espace d’échanges aussi virtuel que distant entre l’enseignant et l’enseigné, même si la perception a changé aujourd’hui. Représentant le Pr. Moussa LO, Coordonnateur de l’UVS, le Pr. Jean-Louis CORREA, Responsable du Pôle Sciences juridiques économiques et de l’Administration (SEJA), a exprimé son vœu de voir que le partage des différentes expériences au cours du colloque, soit bénéfique à toutes les universités participantes pour l’amélioration des différentes pratiques de l’enseignement à distance.

 « Les dispositifs pour l’enseignement à distance dans les universités africaines » a été l’intitulé du premier panel modéré par le Pr Jean-Louis CORREA. Le Dr. Ousseynou THIAM de l’UCAD a fait remarquer que pour la première fois depuis longtemps, l’université de manière globale, s’intéresse à elle-même par rapport à l’avenir de l’enseignement et à ses besoins d’ordre financier et pédagogique. Pour son collègue le Pr Khadimou Rassoul THIAM, la bimodalité, même si elle est une stratégie qui permet à l’université de garder son ancrage sur le présentiel, tout en s’appropriant le distanciel, il n’en demeure pas moins que ce dernier ne peut en aucun cas s’improviser. Le Dr Boubacar DIAME de l’Université de Sorbonne Paris Nord a pour sa part relevé quelques inconvénients liés à l’adoption de l’e-learning avec ses étudiants (isolement, problèmes de connexion, démotivations d’étudiants derrière des caméras éteintes…) même s’il voit un avenir prometteur avec ce système d’enseignement, si le déploiement du dispositif numérique nécessaire est effectif pour assurer notamment la surveillance en ligne dans le respect strict de la vie privée. En partageant l’expérience de l’Université des Antilles et de Guyane, le Dr. Ibra FAYE a fait savoir que les enseignements se sont faits intégralement à distance durant le confinement. Dans cette configuration, les enseignants avaient le choix d’organiser des cours magistraux et des travaux dirigés en modalité synchrone ou asynchrone. Dr Ndèye Maty PAYE de l’Université de Gambie est enfin revenue sur le processus d’adoption de l’enseignement à distance tel que perçu par les étudiants et les enseignants, la scénarisation des cours et les perspectives de la digitalisation des cours à l’UTG.

Le deuxième panel qui portait sur « les aspects techniques de l’enseignement à distance (EAD) : cadre juridique et méthodologie » a donné l’occasion à trois enseignants-chercheurs de revenir sur certains aspects liés à la faisabilité de l’EAD, aux évaluations et à l’animation des cours avec les étudiants. M. Abdourahmane MBENGUE, enseignant-chercheur à l’UVS a insisté sur l’importance du choix de la méthode utilisée par l’enseignant pour l’évaluation à distance. Ce choix est probablement le plus important moteur de l’apprentissage pour ses étudiants. Le Dr Najat ZOUADI de l’Université El Jadida est revenue pour sa part sur le cas du Maroc où la pandémie a bouleversé les habitudes et obligé les acteurs de l’enseignement supérieur à réagir à bride abattue pour assurer le bon fonctionnement des cours. Le Dr. Efua Irène Amenyah SARR de l’UGB s’est quant à elle intéressée à l’acte d’interaction dans le dispositif d’enseignement à distance. Sur ce point, elle estime que l’usage du tutorat principalement fait par l’enseignant, peut également aider à combler la dimension relationnelle entre le sujet et l’agent.

En ce qui concerne le thème du troisième panel qui portait sur « les représentations et attitudes envers l’enseignement à distance », le Dr Babacar BITEYE de l’UCAD a mis l’accent sur la massification des apprenants du système éducatif, du cycle primaire au cycle supérieur. L’accès à l’éducation à tous, promis depuis les années 90, a selon lui, entrainé le défi lié à la qualité des enseignements et à leur diversification. Quant au Dr Guy MBATCHOU qui a récemment rejoint l’UVS, il a partagé le fruit de ses recherches sur la perception que le personnel enseignant et les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor ont des Formations ouvertes et à distance (FOAD) avec des résultats encourageants quant à la pertinence et à l’adoption de ce type d’enseignement dans le cycle supérieur. Monsieur Ndrao FAYE, dernier intervenant de ce colloque, a axé sa présentation sur les missions et les actions mises en place par l’association des professeurs d’anglais du Sénégal avec la pandémie. Pour eux, cette situation sanitaire, loin d’être un problème, est surtout perçue comme un nouveau challenge à relever. De nombreuses initiatives ont ainsi vu le jour, notamment des webinaires et ateliers pratiques en ligne au bénéfice d’entrepreneurs et d’apprenants.

En guise de clôture, le Pr Abdou SENE, Responsable du Pôle d’Innovation et d’Expertise pour le Développement (PIED) de l’UVS, après avoir remercié les participants, a fait savoir que l’enseignement va inévitablement basculer vers un modèle hybride et qu’il est impératif que tous les acteurs s’y mettent dès maintenant. En termes de projet, il a révélé que l’UVS est en train de conceptualiser son modèle pédagogique avec l’ambition d’offrir des déclinaisons adaptées aux différents cycles (primaire, secondaire et moyen général…). Il a enfin insisté, à l’instar du Pr Pierre GOMEZ, Vice-recteur de l’UTG, sur l’importance de renforcer la coopération entre les institutions d’enseignement pour arriver à des résultats plus probants en matière d’apprentissage et de recherche.

 Télécharger la version pdf de l’article

Mamadou Alpha SANE

 

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