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Les “prescriptions” de Gorée Institute

Après les violentes manifestations qui ont eu lieu ces derniers jours au Sénégal liées à l’arrestation du leader du parti Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko, Gorée Institute «invite les différents acteurs au dépassement et de s’attaquer aux véritables urgences de l’heure notamment la crise sanitaire née de la Covid avec ses implications sur la vie quotidienne des populations».
Dans un communiqué qui nous est parvenu hier, mardi 9 mars, le Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique déclare que «le respect de chaque individu, des droits de l’homme et de la démocratie doit être au cœur de cette bataille». Sur ce, il a formulé plusieurs recommandations à l’Etat. Il s’agit de «garantir le règlement de l’affaire opposant le député Ousmane Sonko et la plaignante Adji Rabi Sarr conformément aux standards d’une justice indépendante», de «réformer la justice pour renforcer son indépendance conformément aux standards internationaux en la matière», de «garantir le droit à une presse plurielle et libre qui demeure un principe constitutionnel».

Mieux, le Gorée Institute demande à l’Etat de «renforcer la formation professionnelle et l’insertion des jeunes», de «mettre la voix des jeunes au cœur des politiques publiques», de «mener des enquêtes crédibles et indépendantes sur les circonstances des personnes décédées au cours des manifestations», de «mener une enquête sur la présence d’individus non identifiés ou nervis comme faisant partie des forces de l’ordre au cours de manifestations».

Il invite aussi l’Etat à «libérer tous les citoyens arrêtés sans motif valablement exprimé», à «jeter les bases d’un dialogue inclusif avec comme finalité une synergie d’action pour consolider la paix et la stabilité, en définitive l’impulsion du développement du Sénégal». Aux acteurs et partis politiques, le Gorée Institute leur demande de «respecter les règles et valeurs fondatrices de la démocratie et de l’Etat de droit» et de «renforcer l’éducation civique des militants».

Quant aux acteurs de la société civile, le Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique les invite à «faire bloc pour la protection et l’élargissement de l’espace civique, de l’État de droit et des libertés fondamentales», «entreprendre des actions de promotion d’une citoyenneté active pour une meilleure gestion du projet démocratique souvent captif de l’insatiabilité des politiques». Dans sa déclaration, le Gorée Institue estime que «l’image de la démocratie sénégalaise tant vantée au niveau international est profondément affectée».

M. DJIGO

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