PLAIDOYER POUR L’AUGMENTATION DES FINANCEMENTS ALLOUÉS AU SECTEUR ÉDUCATIF

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La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) milite pour l’augmentation du financement alloué à ce secteur pour un système éducatif public résilient pendant et après la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19.
Le budget d’investissement alloué à l’éducation “est en baisse depuis trois ans, passant de 50 milliards en 2019 à 30 milliards en 2020 et 22 milliards en 2021”, a affirmé son directeur exécutif Cheikh Mbow, mardi à Dakar, lors de la clôture de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE).
 “Chaque année, on finance de moins en moins l’investissement en faveur de l’école, pourtant c’est un investissement qui garantit un environnement des apprentissages approprié pour de réelles performances du système éducatif”, a-t-il dit au cours de cette rencontre tenue au Parc zoologique de Hann, en présence d’élèves et d’acteurs de l’éducation.
Cheikh Mbow a reconnu que le Sénégal “a fait des efforts importants et reconnus en matière de financement de l’éducation avec près de 575 milliards de francs CFA alloués au secteur pour une valeur de 25.6% et 6% du PIB au moment où dans d’autres pays on se bat pour être à 4% du budget”.
Mais malgré ces efforts, a-t-il noté, “il y a des difficultés avec des déséquilibres qui existent dans le financement de l’éducation dont des sous-secteurs qui sont en manque de financement”.
Il a cité le développement de la petite enfance, l’alphabétisation et la formation professionnelle.
S’y ajoutent d’autres difficultés qui selon lui conditionnent la résilience du système éducatif, parmi lesquelles la problématique de l’assainissement, de l’eau et de la sécurité.
Selon Cheikh Mbow, “40% des écoles ne disposent pas de latrines, 2/3 des écoles n’ont pas d’eau et une école sur deux n’est pas sécurisée”.
Pour le directeur exécutif de la COSYDEP, regroupant divers acteurs de la société civile dont des syndicats et des associations de parents d’élèves, “il faut travailler à solder le passif avec les enseignants pour avoir un espace scolaire pacifié pour le respect du quantum horaire gage d’une bonne qualité des enseignements apprentissages”.
Il a suggéré le recours à “des pistes de financement innovants avec des taxes spéciales dédiées à l’éducation”, mais aussi l’identification de “niches possibles de financement en optimisant et en rationnalisaient les ressources disponibles”.
La présidente du conseil d’administration de la COSYDEP, Hélène Rama Niang, est revenue sur la question de “l’effectivité du droit à l’éducation pour tous”, une autre préoccupation soulevée selon elle lors du Forum tenu dans le cadre de cette Semaine mondiale d’action pour l’éducation.
Elle a prévenu contre “une injustice si nous continuons à accepter qu’il y ait encore 1,5 million d’enfants en âge d’être scolarisés hors du système éducatif formel et non formel”.
“Il nous faut faire preuve de plus de générosité en finançant les enfants les plus enclavés et ceux qui vivent avec un handicap”, a préconisé la présidente du conseil d’administration de la COSYDEP.
Le numérique qui s’est imposé dans la crise sanitaire, doit être pris en compte et devenir “une réalité dans les zones enclavées en apportant les corrections nécessaires”, a ajouté Hélène Rama Niang.
“Une solution qui ne prend pas en compte la dimension équité n’est pas une solution viable”, a-t-elle relevé, avant d’évoquer des “déficits” en classes physiques, en enseignants, en termes également de respect des accords avec les enseignants.
Le ministère des Finances et du Budget est prêt à prendre en compte les recommandations issues du forum en termes d’augmentation des financements en faveur de l’éducation, selon le chargé de sa cellule études et planification.
“Ce n’est pas impossible mais c’est difficile avec la crise sanitaire qui a touché tous les secteurs de l’économie”, a dit Mamadou Amadou Diallo, statisticien démographe de formation, avant d’ajouter que le ministère des Finances “fera le nécessaire pour un accroissement des investissements en faveur de l’école”.
Les débats ont notamment porté sur la problématique de la reddition des comptes et la traçabilité des financements pour la transparence dans les dépenses et la bonne gouvernance.
La Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE) est une rencontre annuelle dont profitent les acteurs de la société civile pour attirer l’attention des pouvoirs publics et autres partenaires sur l’impératif d’offrir à chaque enfant une éducation publique de qualité.
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