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UNE EXPOSITION DE CHERCHEURS SÉNÉGALAIS POUR RENDRE L’ARCHÉOLOGIE PLUS ACCESSIBLE

Des chercheurs et universitaires sénégalais cherchent à amener le jeune public à mieux se connecter à l’histoire du Sénégal par le biais d’une exposition sur l’importance de l’archéologie dans la compréhension historique et culturelle du pays.
Intitulée « L’archéologie au Sénégal« , cette exposition en français, en anglais et en wolof, se tient dans les locaux du Centre de recherche ouest africain de Dakar (WARC), sous l’égide de l’Unité de recherche en ingénierie culturelle et anthropologie (URICA) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Elle met en lumière les récents travaux réalisés sur l’archéologie au Sénégal, avec l’ambition de « connecter les enfants sénégalais à leur histoire d’une manière visuellement attrayante et facilement accessible ».
« Nous avons voulu faire autrement parce que très souvent dans les expositions où nous allons, généralement, le langage est en français, les gens communiquent en français et les populations représentées n’ont pas la possibilité d’apprécier ce que nous disons d’eux », a expliqué Ibrahima Thiaw, professeur d’archéologie à l’UCAD.
« Nous nous sommes dit : pourquoi pas une exposition où il y aurait du pulaar, du wolof et du sérère en plus du français et de l’anglais », a dit M. Thiaw, par ailleurs directeur de l’Unité de recherche en ingénierie culturelle et anthropologie (URICA) de l’UCAD.
Il estime que l’université « est trop déconnectée » des communautés au Sénégal. « Il faut qu’on sache à qui nous rendons service, qui paie nos salaires, les frais d’entretiens des universités ».
« C’est le contribuable sénégalais », répond-il, avant d’ajouter : « Il est temps que l’on puisse le mettre à l’aise pour qu’il puisse apprécier, digérer et bénéficier de ces informations et que cela puisse le servir ».
Au-delà du choix de lange, des formes de présentations « plus digestes » des fouilles effectuées dans certaines zones du pays ainsi que des objets découverts sont montrés sur neuf bannières exposées dans la cour arrière du WARC.
« Les bannières sont décrites comme une étape majeure dans la démocratisation de l’archéologie. Nous nous sommes engagés à aider les étudiants et les enseignants sénégalais à voir l’archéologie en pratique », a souligné Ibrahima Thiaw.
Sur l’une des bannières intitulée : « Comprendre le changement dans le temps », l’étude des poteries indique des signatures culturelles particulière spécifiques à une communauté ou à une époque, selon le chercheur.
Le visiteur peut aussi admirer des images de plongée sous-marine d’archéologues sur le littoral atlantique à la recherche d’épaves de la Traite négrière ou les mégalithiques, monuments funéraires construits en pierre retrouvés en Sénégambie et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006.
Il y a aussi les clichés d’un tumulus découvert en 2012 par des archéologues de l’Institut fondamental d’Afrique noir (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, près du village de Kael, dans le département de Macké (centre), en partenariat avec leurs homologues allemands. Ce trésor consiste en des lances, couteaux et bijoux dont une perle en or.
Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre l’Unité de recherche en ingénierie culturelle et anthropologie de l’UCAD, le Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaine et le service des expositions itinérantes de l’Institut Smithsonian aux Etats-Unis, avec le soutien de la fondation « Wenner-Cren » pour la recherche anthropologique et « ImagiNation Afrika ».
Elle va se poursuivre pendant dix jours au Centre de recherche ouest africain de Dakar, avant d’être transférée à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

FKS/BK/ASG

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