La question de l’enregistrement des enfants à la naissance continue de poser des problèmes au niveau du département de Diourbel. En effet, 3116 candidats  au CFEE sur un effectif de 5198 inscrits  sont autorisés à subir les épreuves du Cfee 2019 sans pour autant disposer de pièces d’Etat civil.
 
La traditionnelle visite au niveau des centres a permis aux autorités administratives et académiques de faire le point sur le niveau d’organisation de cet examen. L’adjoint au gouverneur chargé du développement de Diourbel qui  a conduit la délégation aux centres de la commune de Diourbel, à savoir,  Serigne Fallou Mbacké, à l’école Ngor Sene et à l’école privée notre Dame des victoires déclare : «nous tirons pas mal de points de satisfaction   par rapport à notre objectif. D’abord, par rapport aux dispositifs de sécurité qui a été mis en place. On s’est rendu compte que les agents qui étaient préposés à la sécurité étaient sur place. Par rapport aux centres visités, nous avons constaté un nombre suffisant de personnel avec un quota sécuritaire pour pallier au cas échéant à certaines insuffisances».

Sidy Sarr Guèye, a, par ailleurs, relevé quelques difficultés. Il s’agit selon lui du «taux d’absence mais aussi au non accès des pièces d’état civil». L’inspecteur d’académie de Diourbel, Seydou Sy qui a accompagné le chef de l’exécutif, estime que «le problème de l’état civil est une question récurrente mais que des pas des géants ont été faits».
 
Si à Diourbel, elle se pose avec acuité, il n’en demeure pas moins que dans l’IEF, inspection départementale de l’éducation, et de la formation de Bambey et l’IEF de Mbacké, des efforts très nets ont été  enregistrés. Cette question mérite l’attention de tous les acteurs qu’il soit du coté administratif, des partenaires des collectivités territoriales.
 
«On va permettre la scolarisation universelle. Mais, il ne sera plus question de maintenir les élèves du CI jusqu’au Cm2 sans état civil. Il va falloir l’année prochaine qu’on exige au CE1 sans pièces d’état civil. Il appartient aux parents de chercher des pièces d’état civil pour leurs enfants. Il  nous appartiendra de sensibiliser les parents sur les bonnes pratiques, les bonnes expériences qu’on a vues à Rewmao dans le département de Bambey et un peu partout où ce sont les communautés qui ont trouvé des stratégies de déclarations de naissances. Il est plus facile de déclarer son enfant que de recourir à une audience foraine. Nous essayerons de partager  ces bonnes pratiques pour essayer d’apprécier cette question correctement et de trouver des solutions durables parce que c’est question qui se pose de façon récurrente à notre système éducatif».
 

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