40 A 50% DES FEMMES VICTIMES DE HARCELEMENTS PHYSIQUES OU SEXUELS

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« Halte aux violences faites aux femmes en milieu professionnel » : c’est le thème du panel organisé par le Réseau national des femmes syndicalistes du Sénégal (Renafess), à l’occasion de la journée internationale des femmes célébrée hier, vendredi 8 mars. Lors de cette manifestation, la secrétaire générale de l’Udts a dénoncé les violences et les discriminations dont sont victimes les femmes dont 40 à 50% des femmes subissent des harcèlements physiques ou sexuels en milieu de travail. La Renafess milite pour une convention signée par l’Etat du Sénégal en 2019.
«La journée du 8 mars entre dans le cadre des mouvements sociaux qui sont au tournant du 20ème siècle en Amérique du nord et en Europe », a dit la secrétaire générale de la l’Udts Mariama Diallo, à l’occasion de cette journée dont le slogan est « Penser équitablement, bâtir intelligemment et innover pour le changement ».Pour la secrétaire générale de l’Udts, le choix du thème «halte aux violences faites aux femmes en milieu professionnel» est d’actualité. Et de plaider : «nous voulons une convention contre les violences faites aux femmes. Nous lançons un appel à l’ensemble des autorités sénégalaises, les chefs d’entreprise pour qu’on ait une convention en 2019 ratifiée par l’Etat sénégalais. On a anticipé pour qu’on puisse avoir des déclarations, sensibiliser l’Etat et les entreprises». T d’ajouter, à titre d’argumentaire, « Les femmes malgré leurs diplômes, sont employées comme secrétaires, assistantes » alors que «Les hommes même s’ils sont moins diplômés que les femmes, sont toujours nommés directeur. Dans tous les métiers, ce sont les hommes qui sont au niveau supérieur », a-t-elle dit. Avant de relever que « Même dans la prise de décision, ce sont les hommes qui sont là-bas, nous voulons que çà cesse et il faut que çà change».Dans la foulée, Mariama Diallo affirmera sans ambages : « Nous revendiquons un travail décent, la non-discrimination et l’accès à la justice car l’accès à la justice est limité. Les femmes sont touchées de façon disproportionnée par la violence au travail, où les relations ne sont pas inégales, par les bas salaires, les conditions de travail précaires, et les autres bavures les exposent particulièrement ». Suffisant pour conclure que « Dans le monde du travail, la violence sexiste est l’une des plus éprouvantes manifestations de violation des droits humains avec de graves séquelles sur les victimes ». Au demeurant, elle fera savoir : « Entre 40 et 50%, les femmes subissent le harcèlement physique ou sexuel. Au Sénégal, presque tous les jours, la presse relate des incidents de violence en milieu familial. Cette recrudescence des cas de violences faites aux femmes en milieu de travail interpelle les organisations syndicales qui doivent jouer un rôle au premier plan dans la prévention et lutter contre toutes les violences », déplore Mme Diallo. «Et pour qu’on y arrive, il faudra partager les informations sur la violence et le harcèlement au travail, en mettant en œuvre des stratégies et actions syndicales visant à organiser et à défendre les femmes contre toutes les formes de violence ».Seulement, a-t-elle aussi affirmé, « on doit aussi promouvoir la discussion en renforçant leurs rôles par l’adoption d’une approche préventive. Il va falloir mettre en place un réseau d’acteurs devant poursuivre les échanges sur le sujet entamé depuis la conférence internationale de 2018, en vue d’une convention de l’équité pour l’élimination de la violence faite aux femmes. La coalition des confédérations syndicales affiliées à la Conférence syndicale internationale (CSI) appelle pour sa part le gouvernement sénégalais à s’engager encore plus dans les politiques de renforcement de capacité et d’actions des femmes afin d’inverser la tendance».Pour autant, Mariama Diallo a affirmé que « l’autonomisation des femmes et leur accès à l’éducation, aux formations professionnelles et aux soins de santé sont de vraies préoccupations sur lesquelles doivent se pencher nos gouvernants. Ce qui pourra améliorer les conditions de vie des femmes, des jeunes filles et de leurs familles ». En conclusion, elle notera donc : «Les confédérations syndicales de femmes exhortent par conséquent le gouvernement à redoubler d’effort affin de renforcer l’égalité des chances sur le marché du travail ».

source: sudonline.sn

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