Le Baccalauréat 2026 a démarré dans un climat globalement calme, selon L’Observateur. Mais cette première journée a été marquée par plusieurs faits saillants : une forte présence féminine dans plusieurs académies, une faible représentation des séries scientifiques dans certaines zones, la création de centres secondaires à Diourbel et un cas de fraude au téléphone portable scotché à la cuisse signalé à Guédiawaye.majeur dans plusieurs localités du pays. Selon L’Observateur, l’organisation générale a été jugée satisfaisante dans les académies concernées, malgré quelques alertes et ajustements dans certains centres.
La tendance la plus visible reste la forte présence des filles parmi les candidats. Dans plusieurs zones, elles représentent entre 58 % et 62 % des effectifs, confirmant une dynamique féminine de plus en plus marquée dans l’enseignement secondaire.
Mais derrière ce tableau encourageant, un autre constat interpelle : les séries scientifiques restent faiblement représentées dans certaines académies, notamment à Saint-Louis, où elles ne regroupent qu’environ 27 % des candidats.
Guédiawaye : un téléphone scotché à la cuisse
Le fait le plus insolite de cette première journée a été signalé à Guédiawaye, au centre d’examen du CEM Malara Diagne de Pith Mbao. Selon L’Observateur, une candidate a été surprise en pleine épreuve de philosophie avec un téléphone portable soigneusement scotché à la cuisse.
Le stratagème a été découvert par un surveillant. La candidate a été immédiatement exclue de la salle d’examen. Son cas devra être examiné par le jury de discipline.
Malgré cet incident, la première journée s’est déroulée dans un climat globalement apaisé dans le département. L’Observateur signale toutefois que certains centres ont dû procéder au remplacement de sujets de philosophie après des alertes sur d’éventuelles fuites.
Au total, dans l’académie concernée, 25 894 candidats ont pris part aux épreuves, dont 16 775 filles. Ces dernières représentent 62,61 % des effectifs. Les séries littéraires restent largement majoritaires, avec une forte concentration des candidats dans ces filières.
Linguère : 97 % de présence pour 2 255 candidats
À Linguère, le démarrage du Bac 2026 a été jugé encourageant. Selon L’Observateur, sur 2 255 candidats inscrits, seuls 65 étaient absents, soit un taux de présence de 97,12 %.
Les autorités académiques ont salué la ponctualité et l’assiduité des candidats. Le taux d’absence, estimé à 2,88 %, est considéré comme satisfaisant.
Les épreuves se déroulent dans sept centres d’examen répartis dans le département. Environ 600 enseignants ont été mobilisés pour assurer la surveillance des épreuves et les tâches administratives. Aucun incident majeur n’a été signalé lors des premiers bilans.
Saint-Louis : inquiétude autour des séries scientifiques
À Saint-Louis, les épreuves ont également démarré dans des conditions jugées satisfaisantes. Sur 12 991 candidats, les filles sont majoritaires avec 8 052 candidates, soit 62 % de l’effectif.
Mais l’attention des autorités s’est portée sur la faible représentativité des séries scientifiques. Selon L’Observateur, ces filières ne concernent que 27 % des candidats, alors que les séries littéraires attirent toujours la majorité des élèves.
L’adjointe au gouverneur, Mme Khadija Lô, a attiré l’attention des autorités sur la nécessité de susciter davantage l’intérêt des élèves pour les filières scientifiques. Elle a notamment lié cet enjeu aux besoins de développement du pays, en particulier dans une région comme Saint-Louis, concernée par les perspectives liées à l’exploitation du gaz.
Diourbel : cinq nouveaux centres pour rapprocher les candidats
À Diourbel, le Bac général a démarré avec 11 791 candidats répartis dans 35 centres. Les filles y sont également majoritaires, avec 7 285 candidates, soit 61,83 % des effectifs.
L’innovation majeure, selon L’Observateur, est la création de cinq centres secondaires dans des zones jusque-là éloignées. Ces nouveaux centres sont implantés à Baba Garage, Réfane, Lambaye, Keur Moussa et Ndiandé.
L’objectif est de réduire les longues distances que certains candidats devaient parcourir pour rejoindre Bambey ou d’autres centres d’examen. Les autorités espèrent que cette mesure aura un impact positif sur les performances scolaires dans la région.
L’inspecteur d’académie a également rappelé l’interdiction formelle des téléphones portables, tablettes et autres objets connectés dans les salles d’examen.
Ziguinchor : les sciences progressent, mais restent minoritaires
À Ziguinchor, L’Observateur note une progression des séries scientifiques. L’académie compte cette année 11 816 candidats, soit une hausse de 935 candidats par rapport à la session précédente.
Les séries scientifiques et techniques totalisent 1 219 candidats, soit 137 de plus que l’année précédente. Cette progression est présentée comme un signe encourageant dans une filière longtemps considérée comme moins attractive.
Cependant, les séries littéraires restent largement dominantes avec 10 597 candidats, soit 89,68 % des effectifs. Les autorités académiques restent mobilisées pour assurer le bon déroulement des épreuves dans les 32 centres d’examen et 39 jurys de l’académie.

