Bourses COMMUNIQUÉ

𝐊𝐡𝐚𝐥𝐢𝐟𝐚 𝐠𝐚𝐲𝐞 , 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞𝐬 : «𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐞𝐧𝐯𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐢𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚 𝐥’𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝟑𝟎 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞»

Dans cet entretien, le Directeur des Bourses, Khalifa Gaye revient sur les dispositions prises par le gouvernement pour faciliter le voyage aux étudiants.
Extrait…..
𝐎𝐮̀ 𝐞𝐧 𝐞̂𝐭𝐞𝐬-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 ?
Cette année exceptionnellement, vu la situation de la pandémie, on avait sorti de notre agenda cette histoire de bourses d’excellence. Comme les élèves allaient dans des classes préparatoires et qu’en France, les enseignements dans les classes préparatoires commencent tout au début du mois de septembre et que nous, notre bac allait commencer le 2 septembre, on se disait que les élèves n’auraient pas la possibilité de voyager. Surtout que les classes préparatoires scientifiques, c’est des enseignements très serrés. Ce sont des programmes qui se font en une année et demie. Ce qui se fait en trois ans à l’université, ils vont le faire en une année et demie en classe préparatoire. Ce qui fait qu’on ne pouvait pas se permettre d’envoyer des étudiants qui allaient être à un mois de retard. C’est pourquoi, dès le départ, on s’était dit qu’il n’y aurait pas de bourse d’excellence. Mais ce n’était pas sans compter avec la volonté politique.
Le Président de la République a donné l’instruction à notre ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Ann, de travailler pour envoyer des étudiants bacheliers parce qu’on a eu de très bons élèves qui ont eu le baccalauréat avec de très bonnes mentions. Et pour respecter les conventions qu’on avait avec des universités, il fallait envoyer des étudiants. Aussi, les élèves comptaient beaucoup sur les bourses. C’est une source de motivation. Ce qui a fait que le Président a demandé à ce qu’on travaille pour envoyer des élèves. On a travaillé dans une première commission pour sélectionner les 17. Au départ, on n’a eu que 17 conventions qui nous avaient été envoyées par des classes préparatoires. Ce sont les classes préparatoires qui nous envoient des admissions et c’est à nous d’affecter des admissions à des élèves. Ces classes souhaitaient avoir que des séries S1. L’Office du Bac nous a envoyé la liste des candidats admis S1 avec mentions Très Bien. Parmi ces candidats, nous avons sélectionné les 17 premiers et ils sont maintenant en cours de route. Ils ont eu leurs visas hier (mardi 22 septembre, Ndlr). En principe, ils doivent partir aujourd’hui (mercredi 23 septembre, Ndlr). Ça, c’était la première partie. Ensuite, on a fait ce qui se faisait habituellement. On a sorti un communiqué pour sélectionner les candidats qui avaient la mention Très Bien ou Bien et des préinscriptions dans les classes préparatoires. Ils ont déposé dans un délai très court cette année. Parce que comme je l’ai dit, les enseignements avaient déjà démarré de l’autre côté et ils doivent partir avant la fin du mois. Ils avaient un délai très court malheureusement pour certains. Mais ils ont déposé quand même et tous ceux qui avaient des dossiers conformes ont été retenus. Ils sont au nombre de 98. Ils sont dans le processus de recherche de visa. Ils ont bouclé leurs dossiers de Campus France. Ils doivent en principe d’ici demain ou après demain (jeudi 24 ou vendredi 25 septembre, Ndlr) au plus tard déposer les visas pour espérer partir. Maintenant, il y a un problème qui va se poser après. Quand ils avaient déposé, on leur avait demandé de nous amener des dérogations que l’université va continuer de les accepter jusqu’au 30 septembre. Mais le problème est que, comme ils déposent leurs visas entre demain et après demain (jeudi 24 et vendredi 25 septembre), le visa peut sortir au-delà du 30 septembre. Donc, la question que nous nous posons, est-ce qu’après le 30, ils vont être toujours acceptés par les établissements ? Si oui, on va toujours les accompagner. Sinon, on ne prendra pas le risque de les envoyer parce qu’on risque de les faire des SDF. On leur conseillera de rester et chercher. Il y a donc des risques parce qu’on a commencé notre baccalauréat très tardivement.
𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐧’𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞́ 𝐚̀ 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬’𝐢𝐥𝐬 𝐯𝐨𝐧𝐭 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞́𝐬 𝐨𝐮 𝐧𝐨𝐧 ?
Comme pour les conventions, ce n’est pas à nous de leur trouver des dérogations. C’est eux parce que c’était à eux de chercher les préinscriptions. C’est à eux maintenant de contacter ces établissements et de leur demander de leur envoyer des dérogations ou bien même s’ils n’envoient pas de dérogations, qu’ils garantissent que s’ils viennent après le 30 septembre, ils vont les accepter. De toute façon, on a déjà tout fini. On est disposé à acheter des billets. On les accompagne dans les démarches administratives. Maintenant, si tout cela est réglé et qu’ils aient des prolongations, on va toujours les accompagner. Hier (mardi 22 septembre, Ndlr), on leur a déjà ouvert leurs comptes en France pour préparer leurs paiements. Mais nous ne pouvons pas leur trouver de logements ni de dérogations.

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