Emploi des jeunes : La BM injecte 41 milliards au Sénégal

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Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, et Madame Louis J. Cord, Directeur des Opérations de la Banque mondiale (BM), ont signé, ce 17 décembre à Paris, deux accords de financement. C’est en présence du  Chef de l’Etat Macky Sall et de M. Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

D’un montant de 75 millions de dollars, environ 41 milliards de FCFA,  ce « Projet Investir dans les Premières Années pour le Développement Humain au Sénégal (PIPADHS) », a pour objectif d’améliorer les services de développement de la petite enfance au Sénégal, en particulier dans les zones les moins desservies. C’est durant les premières années, de la conception à l’âge de 5 ans, que la capacité intellectuelle et psychosociale d’un individu s’installe. Ainsi, pour améliorer les performances scolaires des enfants et, partant, les revenus dans le futur, il est nécessaire de leur assurer l’accès à des services de santé et de nutrition de qualité, ainsi qu’à des opportunités de stimulation et d’apprentissage précoce, surtout durant les 1000 premiers jours. En raison de ce développement rapide et complexe, apprend-on, les premières années constituent aussi une période sensible durant laquelle des perturbations et insuffisances externes deviennent rapidement irréversibles. D’où l’importance de protéger les jeunes enfants et les femmes enceintes contre toute sources de stresse et contre toute formes de violence.

Quant au second projet relatif à l’amélioration de l’employabilité des jeunes à travers l’apprentissage non formel au Sénégal, son  financement est de 53 millions de dollars, soit près de 30 milliards de FCFA. Il  vise à améliorer la qualité et la pertinence de l’apprentissage dans le secteur non-formel, en s’appuyant sur ses structures autonomes et autofinancées, pour améliorer l’employabilité des jeunes qui dépendent de ce système pour acquérir des compétences et obtenir un emploi rémunérateur. Pour élaborer ce projet, précise  un communiqué, les équipes conjointes de la Banque mondiale et du Gouvernement ont appris ce qui manque tout en y apportant des innovations.

Pour la nutrition, le projet s’appuiera sur les résultats obtenus au cours des 15 dernières années par le Gouvernement, à travers le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition, en élargissant les interventions réussies pour améliorer la nutrition infantile et la stimulation précoce, en particulier au cours des 1 000 premiers jours. Concernant l’apprentissage préscolaire, le projet s’appuiera sur les interventions efficaces élaborées dans le cadre du plus récent projet d’éducation de base, PAQEEB, qui a soutenu le Programme du Gouvernement pour l’Amélioration de la Qualité, de l’Équité et de la Transparence (PAQUET). L’innovation à ce niveau sera l’engagement des comités de gestion des écoles dans l’amélioration de l’apprentissage précoce. Il faut y ajouter 150 Classes préscolaires, 66 Cases des Tout-Petits et 14 Daaras publics que le projet prévoit de construire et/ou réhabiliter. Pour ce qui est de la protection, le projet s’appuiera sur le Programme nationale des Bourses de Sécurité familiale, notamment en ce qui concerne les questions de communication et de changement de comportements.

 

Zachari BADJI

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