L’île de Gorée va recevoir, du 22 au 24 janvier, des spécialistes, des experts, des directeurs du Patrimoine, des archéologues subaquatiques, qui s’intéressent donc au patrimoine culturel et autres petits trésors qu’il y a sous l’eau. De façon plus formelle, ce sera la 5ème réunion régionale pour l’Afrique sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. 
Le Bureau de l’Unesco à Dakar, qui travaille là-dessus avec le ministère sénégalais de la Culture, annonce que 10 pays africains de «la façade atlantique» se retrouveront ainsi à Gorée, avec, en plus du Sénégal, le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, la Namibie, le Nigeria, et le Togo.
 
La rencontre, qui va donc durer trois jours, devrait permettre d’écouter un peu tout le monde, de partager certaines expériences, de s’intéresser davantage à la richesse du «patrimoine englouti», et de voir quel «atout culturel» tout cela pourrait avoir, en termes d’éducation, de tourisme durable, etc.  
 
L’autre aspect, c’est que cette 5ème réunion régionale devrait aussi permettre à ces dix pays africains de s’entendre ensemble sur des «mesures de protection», de renforcer les «dispositifs légaux», de penser à la formation et à la coopération régionale. Sans oublier que cela va aider les pays concernés à se familiariser davantage avec la Convention de 2001 sur le «patrimoine subaquatique», histoire d’éviter «le pillage et la destruction».
 
Pour parler de ce patrimoine culturel toujours, on peut citer les sites «submergés du Delta du Saloum », en particulier ceux de la fin du néolithique, «le cimetière des ancres de Cidade Velha» (la vieille ville) au Cap-Vert, «l’épave du paquebot allemand Kaiser Wilhelm der Grosse» qui a coulé «dans les eaux de Dakhla au sud du Maroc», pendant la «première guerre mondiale», etc. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici