Le Sudes et les 10 « péchés » du gouvernement qui risquent de plomber l’année universitaire

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Dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes/ESR), a dressé une liste de 10 manquements de la part du gouvernement du Sénégal, en ce qui concerne les engagements pris par ce dernier, pour régler les problèmes des universités sénégalaises. Ledit syndicat alerte l’opinion nationale et internationale sur les éventuelles pertubations qui pourraient découler des « fautes » de l’actuel régime.

Le Sudes/ESR est au regret de signaler à l’opinion que cette situation est telle par la seule faute du gouvernement. En effet, non seulement le gouvernement actuel ne respecte pas ses engagements à tout mettre en œuvre pour un climat social apaisé mais il semble également 
incapable de respecter sa propre planification, proclamée devant les sénégalais. Quel que soit le domaine pris en considération, le gouvernement a déstructuré l’existant mais s’est avéré incapable de mettre en place une option de remplacement viable. L’enseignement supérieur se 
débat donc actuellement dans un chaos total avec à son sommet des gens qui se décernent régulièrement des satisfecit et se congratulent d’illusoires améliorations quand ils ne falsifient pas les données pour se faire bien voir de l’opinion. 
  

 Face à l’exigence du Sudes d’une retraite inclusive, le gouvernement n’avait voulu consentir qu’à une solution discriminatoire : ceux qui sont partis à la retraite avant juillet 2018 ne pouvant améliorer leurs revenus que par la grâce d’une caisse dite de solidarité spécialement alimentée par les enseignants-chercheurs en activité. Les autres perçoivent, de droit, une pension améliorée. Notons par ailleurs qu’à ce jour, aucune de ces deux dispositions n’est effective. 

 Par la faute du gouvernement, des milliers d’étudiants qu’il avait fait orienter dans le privé se retrouvent dans la rue à cause d’arriérés de paiement. Par ailleurs, concernant cette orientation dans le privée, les corps de contrôle devraient se pencher sur les modalités d’attribution de ce qui est de facto un marché public. Les mécanismes en vigueur pour attribuer les fonds publics ont-ils été respectés ?  

 Par la faute du gouvernement, des milliers d’étudiants ont déserté certains campus parce qu’ils ne pouvaient plus se restaurer dans les restaurants universitaires déficitaires à cause de l’incurie de l’État; Ainsi le MESRI Mary Teuw Niane est-il régulièrement démenti par vos collègues d’Africa Check qui pointent les faussetés et exagérations de ses discours. 

 Par la faute du gouvernement, plus de mille collègues sont maintenus dans la précarité. Non seulement les enseignants-vacataires sont très mal payés mais en plus, ils le sont de manière très irrégulière. Au moment où les universités sénégalaises se lancent parfois dans des dépenses somptuaires, il convient de dénoncer le sort qui est fait à ces personnes sans lesquels les enseignements ne seraient pas possibles dans nos 
universités. Nous tenons particulièrement à déplorer la situation à l’Université de Thiès où les vacataires n’ont pas perçu leurs émoluments de l’année écoulée.   
  

 Par la faute du gouvernement, le Sénégal souffre d’un déficit important d’enseignants-chercheurs et de chercheurs. Là où l’étude du Sudes montre qu’il faudrait en recruter 500 par an, le Président de la République ne s’est engagé que pour 50. Or cette absence de recrutement est responsable de la situation actuelle où le service public de l’Éducation est assuré grâce à des expédients comme l’Université Virtuelle du Sénégal ou sous traité à des tarifs exorbitants au privé ; 
  

 Par la faute du gouvernement, le Sénégal a un déficit important d’infrastructures.  : les Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnels planifiées au sortir de la CNAES ne sont livrés qu’au compte-goutte. Les travaux d’extension de l’Université Assane Seck de Ziguinchor; l’érection des Universités Amadou Makhtar Mbow et du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse et l’extension de l’Université Gaston Berger à 
Gueoul et de l’Université Assane Seck de Ziguinchor à Kolda tardent tous à aboutir depuis cinq ans. Pendant la même période, le gouvernement a pu entamer et terminer le CCIAD (80 milliards), l’Arena stadium (50 milliards), l’Arène de lutte de Pikine (80 milliards). L’on voit donc que ce n’est que par manque de volonté politique et négligence pour l’Enseignement Supérieur que les infrastructures universitaires dont nous avons besoin pour préparer l’avenir de ce pays ne voient pas le jour. 
  

Par la faute du gouvernement, les budgets des universités sont très insuffisants. Celui de la Présidence de la République est supérieur à celui de toutes les universités réunies. La conséquence de cette insuffisance des budgets est une privatisation de fait des universités publiques obligées de créer des formations payantes pour pallier les manquements de l’État. Il y a de fait une discrimination par l’argent pour des formations importantes pour l’avenir de ce pays. De manière emblématique, certaines spécialisations, en médecine, n’étant plus suffisamment financées par l’État 
deviennent payantes et trop chères pour l’étudiant lambda. 
  

 Par la faute du gouvernement, la recherche n’est pas financée dans les universités publiques et les moyens alloués aux voyages d’études sont faibles. De ce fait, nos projets de recherche sont souvent déterminés par l’étranger et certains brevets potentiels nous sont volés dans des collaborations prédatrices avec des universités étrangères. L’on ne peut se développer sans recherche endogène, l’incurie de l’État 
dans ce domaine met en danger l’avenir même de notre pays. 
  

 Par la faute du gouvernement, alors que l’ENSETP est essentielle pour la réorientation de notre système universitaire vers les STEM, cette école dispose de très peu de moyens pour acheter les machines qui lui permettraient d’assurer la formation des enseignants dans les disciplines techniques. 
  

 Par la faute de ce gouvernement, la FASTEF se retrouve à devoir former des enseignants en un temps record pour rattraper une décision antérieure du Premier Ministre. 

Par la faute du gouvernement, les budgets des universités sont très insuffisants. Celui de la Présidence de la République est supérieur à celui de toutes les universités réunies. La conséquence de cette insuffisance des budgets est une privatisation de fait des universités publiques obligées de créer des formations payantes pour pallier les manquements de l’État. Il y a de fait une discrimination par l’argent pour des formations importantes pour l’avenir de ce pays. De manière emblématique, certaines spécialisations, en médecine, n’étant plus suffisamment financées par l’État 
deviennent payantes et trop chères pour l’étudiant lambda. 
  

 Par la faute du gouvernement, la recherche n’est pas financée dans les universités publiques et les moyens alloués aux voyages d’études sont faibles. De ce fait, nos projets de recherche sont souvent déterminés par l’étranger et certains brevets potentiels nous sont volés dans des collaborations prédatrices avec des universités étrangères. L’on ne peut se développer sans recherche endogène, l’incurie de l’État 
dans ce domaine met en danger l’avenir même de notre pays. 
  

 Par la faute du gouvernement, alors que l’ENSETP est essentielle pour la réorientation de notre système universitaire vers les STEM, cette école dispose de très peu de moyens pour acheter les machines qui lui permettraient d’assurer la formation des enseignants dans les disciplines techniques. 
  

 Par la faute de ce gouvernement, la FASTEF se retrouve à devoir former des enseignants en un temps record pour rattraper une décision antérieure du Premier Ministre. 

pressafrik

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