L’année 2000 a été déclarée, année de la culture de la paix par la communauté internationale, lors de sa 53ème assemblée générale en juillet 1999, une façon d’amener les hommes à en ce début de millénaire de privilégier le dialogue dans la résolution des conflits, de développer des capacités à apprécier les différences et à entreprendre des actions constructives avec autrui pour asseoir durablement la paix, le développement économique et social.

L’école en tant qu’ institution de la société ne saurait se mettre à l’écart d’une telle réflexion, parce qu’elle subit les contrecoups de cette violence structurelle et qu’elle est un formidable laboratoire pour les idées nouvelles. En outre la loi d’orientation de l’éducation nationale 91-22 du 16 février 1991 en son article I, alinéa 2 exprime cette éducation à la paix.   » L’éducation nationale tend à promouvoir les valeurs dans lesquelles la nation se reconnaît, elle est éducation pour la liberté, la démocratie pluraliste, le respect des droits de l’homme, développant le sens moral et civique de ceux qu’elle forme, elle vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et règles de la vie sociale et œuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel. « 

Dans notre propos nous nous interrogerons d’abord sur la notion de paix ensuite nous examinerons la nécessité de l’éducation à la paixson contenules approches et le dispositif à mettre en place à l’école pour la promotion d’une culture de paix.

A/Qu’est-ce que la paix et pourquoi une éducation à la paix?

D’abord si l’on examine les représentations que les uns et les autres ont de la paix, l’on se rend compte que le concept recouvre des significations variées:

Nous savons tous que pour le nourrisson, c’est l’affection, la sécurité ; chez l’enfant, c’est la joie, la découverte ; chez l’adolescent, la paix se traduit par la confiance, l’entente, un contrat avec la nature ; chez l’adulte, la paix se situe dans un emploi stable, au foyer, dans ses loisirs ; chez les personnes

Agées, la paix devient un sentiment affectif, un sentiment de sécurité.

Cependant, il convient de noter que ces différentes représentations de la paix illustrent une dimension de la paix c’est-à-dire la paix intérieure, un état d’esprit résultant d’une harmonie personnelle.

D’autres conception de la paix évoquent les rapports avec les autres ( la paix sociale), entre états ; à cet égard on peut dire que la paix c’est les rapports entre personnes qui ne sont pas en conflits, rapports calmes entre deux personnes.

Le petit robert nous dit :  » C’est la situation d’une nation , d’un état qui n’est pas en guerre, ce sont des rapports calmes entre nations, c’est la concorde « 

La paix est donc polysémique, c’est l’entente, la sécurité, l’harmonie avec la nature.

La paix est en même temps un état d’esprit intérieur résultant d’une harmonie personnelle, un état d’harmonie sociale résultant d’une aptitude à la solution pacifique des conflits, une harmonie avec la nature.

L’on peut multiplier les définitions mais ce qu’il faut retenir c’et que la paix n’est pas seulement l’absence de conflits, ce n’est pas non plus le court intervalle qui sépare deux guerres comme le pensait Hugo de Groots car que dire cette violence structurelle, sournoise qui sévit chez les pauvres(faim, maladies , analphabétisme, injustice, destruction de l’environnement, par la faute d’un système inique etc..)et comme l’ont reconnu les rédacteurs de la charte des nations unies, le pire ennemi da la paix , c’est l’injustice.

La paix , ce n’est pas seulement le désarmement, car s’arrêter de s’armer ne conduit pas nécessairement à la paix et cela pose encore le droit de chaque peuple à se défendre ; donc la paix, c’est plus que l’absence de guerre, de conflits, d’opposition, ce qui est une utopie car les conflits intra personnels et interpersonnels existeront toujours.

La paix doit être positive, basée sur le respect des droits de l’homme(justice, égalité, dignité etc..) C’est une relation entre individus, groupes d’états ou systèmes dans lesquels les conflits sont réglés sans violence.

Malheureusement aujourd’hui, la paix est menacée d’une manière sans précédent et cela pose la nécessité d’une éducation à la paix.

Aujourd’hui, des conflits et des tensions existent dans chaque région du monde ,nous assistons aussi à une prolifération des armes, à une violence institutionnelle qui est le résultat de la pauvreté, des inégalités sociales se caractérisent par la faim , l ‘analphabétisme ; cette violence est caractéristique de l’état d’injustice et d’oppression qui sévit dans plusieurs états en développement et peut engendrer une autre violence que d’aucuns qualifient de juste d’autant que la résistance à l’oppression est un droit(préambule de la DUDH). C’est d’ailleurs cet état de pauvreté qui a fait dire au Pape Paul VI dans son encyclique du 26 mars 1967 que  »  le développement est le nouveau nom de la paix « . Il faut citer aussi les violences psychologiques(discrimination, racisme, intolérance religieuse, injures , harcèlement sexuel etc..) ; aujourd’hui l’environnement se dégrade par la faute d’un développement anarchique, insouciant de l’avenir des générations futures. ; on assiste à un appauvrissement de la diversité biologique terrestre et marine, à l’avancée du désert, à la déforestation massive à une pollution atmosphérique sans précédent engendrant le réchauffement de la terre et la disparition de la couche d’ozone avec ses conséquences sur l’homme et son milieu. Bref tout cela entraîne la rupture de l’équilibre entre l’homme et la nature et justement l’histoire nous rappelle que les causes des conflits peuvent résider dans la nature( volonté de domination des terres fertiles, les réfugiés écologiques dans les années 1980).

L’ école n’est pas en reste, elle subit les contrecoups de cette violence structurelle car c’est une institution de la société et épouse ses contours, reproduit ses inégalités, ses conflits de valeurs, elle exclut aussi : injures , menaces , vandalisme, conflits entre élèves et enseignants, entre élèves et membres de l’administration ; elle transmet sans critique les héritages de discrimination , elle se contente d’adapter les jeunes au monde tel qu’il est, peu démocratique; elle opère une sélection qui élimine une catégorie d’enfants et favorise l’élitisme au lieu d’aider à gommer sinon à réduire les inégalités sociales, l’école les accepte et même les renforce surtout aujourd’hui avec la crise économique(taxes d’écolage, cherté des fournitures scolaires etc…). L’éducation à la paix apparaît donc comme une nécessité à l’école car comme le faisait remarquer Jacques Mühlethaler, le fondateur de l’EIP( Association mondiale pour l’école instrument de paix), l’éducation telle qu’elle est dispensée aujourd’hui a pour effet de diviser les hommes au lieu de les unir, l’accent est surtout mis sur la compétition, la performance et l’élitisme tend à glorifier l’individualisme au détriment de la coopération et la solidarité ; c’est pourquoi la devise de l’EIP  »  désarmer l’esprit pour désarmer la main  » reflète bien le rôle que doit jouer l’école pour assurer une éducation à la paix.. En effet l’école autant elle conserve la culture, autant si elle veut être démocratique doit proposer aux enfants ce qu’il y’a de mieux dans la société contemporaine, elle doit avoir une longueur d’avance sur la société, elle est à la fois un conservatoire pour les cultures et un laboratoire c’est à dire un terrain d’essai des progrès de la démocratie, du respect des droits de l’homme, c’est un terreau propice à l’expérimentation de nouvelles idées, à ce titre elle peut jouer un rôle de premier plan dans l’éducation à la paix.

 

B/L’éducation à la paix, le rôle de l’école

A la lumière des éléments avancés , l’on peut dire que l’éducation à la paix a pour but de développer le sens des valeurs universelles et les types de comportements qui s’inspirent et fondent la paix. Plus simplement nous dirons qu’elle a pour objectif d’amener les enfants à se connaître d’abord, à s’apprécier, à comprendre et à envisager avec sympathie les notions de justice, d’égalité, de liberté, de tolérance, de démocratie et de leur donner envie d’œuvrer pour un monde plus humain, plus solidaire. A ce titre, elle doit développer des capacités pour apprécier les valeurs universelles que véhiculent les droits de l’homme(liberté, justice, égalité, tolérance etc…) et agir pour leur respect..

Elle doit développer les capacités suivantes :

  • des capacités pour reconnaître et accepter les valeurs requises pour la vie en commun, et apprécier les autres cultures.
  • des capacités de communiquer , de dialoguer, de partager, de coopérer, à travailler en groupe
  • des capacités à mettre en œuvre son esprit critique, à s’ouvrir au changement, de modifier son jugement
  • des capacités de participer à l’élaboration des règles de vie, à les respecter à l’école
  • des capacités de comprendre la nature des conflits, les causes et les causes de la violence et de résoudre les conflits de façon constructive..

La Recommandation de l’UNESCO de 1974 sur l’éducation pour la compréhension, la coopération et la paix internationales et l’éducation relative aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales d’ailleurs, est on ne peut plus explicite à ce sujet puisqu’elle énonce les principes directeurs de cette éducation.

L’éducation à la paix est un ensemble de connaissances, de valeurs, d’attitudes et d’aptitudes permettant de vivre en harmonie avec sois -même , avec les autres et avec la nature.

A l’école c’est une façon de vivre les relations avec ses pairs, une façon de régler les conflits, d’exercer l’autorité, et de réagir contre l’injustice.

Quel contenu associer aux compétences citées ci dessus et quelles approches ? plusieurs disciplines permettent de développer ces compétences, nous citeront, la psychologie, la sociologie, la philosophie, la polémologie dont le fondateur Gaston Bouthoul disait pour contrer la guerre  » si tu veux la paix , connais la guerre  » ; l’histoire, la géographie, l’économie, l’éducation civique et morale etc…

L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité permettent une acquisition de ces compétences d’autant que l’éducation à la paix est globale ; on peut utiliser aussi l’approche culturelle avec les proverbes et dictons, la palabre, les techniques de résolution non violente des conflits ; mais plus que la discipline c’est la façon d’enseigner qui compte car elle est porteuse d’habiletés sociales. Il faut remarquer que plusieurs cours transversaux existent et peuvent développer la culture de la paix qui est un ensemble d’attitudes et de comportements individuels et collectifs qui inspirent et fondent la paix :

-l’éducation interculturelle : elle vise à l’affirmation des cultures mais aussi et surtout à établir des liens entre les cultures à développer la tolérance active.

-l’éducation pour le développement : elle vise le développement d’un civisme global, à amener les enfants à œuvrer pour la construction de leur avenir ; elle est globale et comprend, les droits de l’homme, la résolution non violente des conflits, l’éducation environnementale.

– l’éducation environnementale :elle vise à développer des capacités pour comprendre l’environnement, les interrelations entre les éléments constitutifs et à agir pour sauvegarder cet équilibre.

-l’éducation à la démocratie : elle vise l’acquisition de compétences pour le dialogue, la négociation et la résolution non violente de conflits.

L’éducation à vocation internationale : c’est l’éducation pour la compréhension , la coopération et la paix internationales et l’éducation relative aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.

-l’éducation à la citoyenneté : elle vise à développer des capacités pour reconnaître et apprécier les valeurs requises pour la vie en commun, à opérer un choix et à agir dans ce respect.

L’éducation à la paix vient donc instrumenter l’individu pour lui permettre de vivre en harmonie avec lui-même, avec la société et avec la nature. C’est un processus et un état résultant de la pratique d’une citoyenneté démocratique et pluraliste inspirée des droits humains et orientée vers un développement durable.

Pour jacques Mûhlhethaler, le fondateur de l’Association Mondiale pour l’école instrument de paix, l’école doit jouer un rôle fondamental :

-elle doit être au service de l’humanité

-elle doit ouvrir à tous les enfants le chemin de la compréhension

-elle doit apprendrez le respect de la vie et des êtres humains

-elle doit enseigner la tolérance et doit développer chez l’enfant le sens de la responsabilité

-elle doit apprendre à l’enfant à vaincre son égoïsme

Ce rôle fondamental de l’école dans la construction de la paix est d’ailleurs précisé de façon explicite dans le préambule de l’UNESCO   » la guerre prenant naissance dans l’esprit des hommes , c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.  » Cette devise est un guide, qui doivent inspirer l’école pour une véritable éducation à la paix qui passe par l’exercice de la citoyenneté à l’école. ; et pour ce faire l’école doit socialiser au sens large du terme, en luttant contre les discriminations, en intégrant (école intégratrice) ; l’on doit y apprendre à vivre ensemble dans le respect des règles communes et dans le souci de promouvoir les valeurs de justice, de tolérance, de solidarité, les vertus du dialogue, l’exemplarité(l’action).

S’il est clair qu’on ne peut enseigner la démocratie que dans un cadre démocratique, que les droits humains ne peuvent s’épanouir que dans un état de droit, il est important que l’organisation scolaire(qui comprend les activités d’enseignement, la vie associative, le rôle des parents, les projets initiés par les élèves, les ressource, la bonne marche de l’établissement au plan administratif, social et éducatif) et le curriculum qui désigne l’ensemble des composantes de la vie scolaire en général notamment (les textes prescriptifs comme le régime pédagogique, les circulaires, les programmes d’étude, les matériels pédagogiques, les activités parascolaires, les tests d’évaluation formative et sommative, la réglementation scolaire, le projet éducatif de l’école) soient imprégnés des principes de droits de l’homme . Les droits de l’homme doivent se vivre en classe et dans les autres structures de l’école comme les associations, les clubs et l’organisation scolaire doit permettre de vivre les valeurs apprises, donc de lier la pratique à la théorie. L’organisation scolaire doit être centrée sur l’enfant, branchée sur la réalité du quotidien, et fondée sur la collaboration et la coopération.

Au Sénégal, il faudra re dynamiser certaines structures qui existent déjà et en créer d’autres pour favoriser la participation des élèves et permettre la mise en pratique de certains principes démocratiques. En particulier l’école doit :

-doit s’inscrire d’abord dans un projet qui énonce les grandes valeurs à promouvoir et le cadre de vie qu’elle voudrait créer .

-l’école doit élaborer une charte avec toutes les composantes de la communauté scolaire, fondée sur les droits de la personne et qui énonce des règles claires et des comportements souhaitées mais aussi des réparations comme conséquences aux manquements à une règle.

-Le foyer socio-éducatif ou association étudiante avec ses assemblées, ses clubs doivent permettre la libre expression des élèves. Outre les conférences, les activités récréatives , il doit constituer en son sein un comité de médiation pour résoudre les conflits.

le conseil d’élèves : composé de délégués d’élèves dans un établissement, devrait pouvoir se réunir régulièrement et se prononcer sur les grandes questions liées à la bonne marche de l’établissement.

-la coopérative scolaire : doit jouer véritablement son rôle d’initiation des élèves des écoles primaires à l’exercice de la démocratie et à la citoyenneté en vue de la réalisation du projet d’école.

– l’ assemblée de classe ou le conseil de coopération : C’est la réunion de tous les enfants de la classe qui avec le maître , ensemble et en cercle, gèrent la vie en classe ; ce qui va bien , ce qui ne va bien, par exemple, l’organisation de la vie en classe, du travail, des responsabilités, des jeux, des relations interpersonnelles, les projets ; en somme elle tente de résoudre certains problèmes et prend des décisions pour la classe. C’est un lieu de gestion où l’on apprend entre autre à comprendre, à prévoir, à planifier, à décider, à organiser, à apporter des solutions, à évaluer, c’est un lieu où chaque enfant à sa place, où il est reconnu avec ses forces et ses faiblesse et accepté avec sa personnalité ; un lieu ou l’on accorde autant d’importance au groupe qu’à l’individu., c’et un moment d’apprentissage de l’acceptation des différences, de la compréhension , les enfants constatent rapidement qu’il y’a des droits collectifs et des droits individuels mais ils apprennent aussi que ces droits impliquent des responsabilités.

L’école doit permettre aux élèves de vivre les valeurs énoncées plus haut ,notamment par :

– l’exemplarité, c’est à dire mettre en pratique les idées que l’on prône , cela suppose que la communauté scolaire est en mesure de favoriser les expériences nouvelles.

-le dialogue , la concertation, la négociation  dans la résolution des conflits :l’école doit être un espace de dialogue entre les membres de la communauté scolaire, enseignants, membres de l’administration, élèves ; faire de la concertation une règle dans toutes les structures de l’école, et en faire des lieux de parole. A ce niveau l’on peut s’inspirer de certaines valeurs éthiques Africaines et de certaines pratiques comme les règles relatives aux conflits, la tolérance religieuse, les décisions par consensus avec la palabre etc..

-la participation, qui se situe à plusieurs niveaux :

aux activités de classe : ici il faudrait développer la pédagogie de l’expression, accorder la parole aux élèves, pendant les cours et lors des séances du Conseil de coopération, l’ enseignant doit instaurer un vrai dialogue, s’intéresser à chacun d’eux en leur témoignant une considération positive inconditionnelle, les entraîner à la réflexion, à l’autonomie , les inciter à découvrir par eux-mêmes, à s’approprier les connaissances, et à coopérer ; dans ce contexte l’enseignant devient un facilitateur d’échanges et comme le disait Galilée  »  On ne peut enseigner une chose quelconque à quelqu’un, on doit seulement l’aider à la découvrir  » ; en définitive , l’enseignant comme l’enseigné, chacun s’implique dans le processus éducatif et comme le dit Paulo Freire dans pédagogie des opprimés  » l’éducateur n’est plus celui qui simplement éduque, mais celui qui en même temps qu’il éduque est éduqué dans le dialogue avec l’élève ; ce dernier en même temps qu’il est éduqué est aussi un éducateur, tous deux deviennent des sujets dans le processus en ce sens qu’ils progressent ensemble « 

-à la vie de l’école : les élèves comme dans une petite cité doivent participer à l’élaboration de la charte de l’école , des règles de vie, à participer activement aux activités du foyer socio-éducatif , à la coopérative scolaire, à prendre la parole dans les réunions mais aussi à prendre une part active dans l’organisation d’activités extrascolaires.

-à la vie de la communauté : l’école doit développer des projets d’entraide en faveur des plus démunis dans son environnement proche, protection de l’environnement, projets interculturels etc.. En d’autres termes, l’école doit s’ouvrir à la vie, mais aussi aller vers elle, s’intéresser aux problèmes de la communauté.

 

 

L’école doit lutter contre l’exclusion : Elle doit être plus intégratrice et accueillir les enfants de la rue, les enfants travailleurs, les petites bonnes, les handicapés et mettre ainsi en œuvre l’idée chère à Jacques Mûhlhethaler et à l’UNESCO d’  » une seule école pour tous « , énoncée depuis la conférence de Salamanque(Espagne) en 1994.

L’école doit lutter contre l’élitisme, la compétition en mettant en ouvre une véritable pédagogie différenciée, en changeant de mode d’évaluation ; pour cela un véritable engagement de la communauté scolaire est exigée, mais aussi une volonté politique.

 

CONCLUSION :

L’école, parce qu’elle est un des lieu privilégié de formation des futurs citoyens, le vecteur des nouvelles valeurs, mais surtout parce qu’elle n’est pas non plus épargnée par la vague de violence qui sévit dans la société, elle doit éduquer à la paix. Pour cela elle doit s’inscrire dans un véritable projet d’éducation à la citoyenneté, s’appuyant sur le dialogue, la concertation, la participation, la coopération, et lutter contre l’exclusion.

SALIOU SARR, professeur, formateur à l’EFI de THIES, responsable du SEA (UNESCO), président de l’EIP/Sénégal et membre de l’équipe pédagogique du CIFEDHOP(Centre International de Formation à l’enseignement des droits de l’homme et de la paix de Genève , SUISSE).

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