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LE SAES DANS LA RUE LE 7 JUIN

En décidant de «déchirer» les conclusions de la deuxième conférence sociale tenue les 24 et 25 avril, le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) a observé une journée morte hier, vendredi 2 juin, dans toutes les universités publiques sénégalaises. Le Saes sorti vainqueur des récentes élections de représentativité des syndicats de l’éducation et de la formation, compte bien se faire entendre par les autorités pour une retraite décente. Les camarades de Malick Fall, secrétaire général du Saes, entendent battre le macadam le mercredi 7 juin, à Dakar. Cette marche qui entre dans le cadre d’une mobilisation des acteurs, démarrera du camp Jeremy à l’Esplanade de la Bibliothèque universitaire de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), en passant par le Couloir de la mort.
Cette activité s’inscrit dans une série de mouvements menés jusqu’ici par le Saes qui était parti en grève, les 04 et 05 mai et puis le 09 mai derniers, pour réclamer une retraite descente pour les enseignants. Car, signale le Saes, les conclusions issues de la table ronde n°2 relative à la viabilité du régime Fonds National de Retraite (FNR) donnent des perspectives sombres d’une amélioration de la retraite des fonctionnaires.
Le Saes multiplie les assemblées générales dans les campus des universités publiques pour poursuivre la dynamique jusqu’ici enclenchée.
A l’université Gaston Berger de Saint Louis, un sit-in a été organisé avant-hier, jeudi 1 juin, pour dire que le «gouvernement fait preuve de dilatoire dans la gestion du point d’accord sur la retraite».
Si la question de la retraite, le Saes refuse d’entériner les décisions retenues lors de la table ronde sur le Fonds national de Retraite (Fnr) et reste plus que jamais sur l’accord conclu avec le gouvernement.
Cette question de la retraite ne semble pas être un modeste pari pour les seuls enseignants affiliés au Saes. Le syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) / section de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Esr) s’est aussi signalé dans cette mouvance de contestations des décisions issues de ces consultations initiées par le gouvernement.
En déposant un préavis de grève couvrant la période du 15 mai au 31 juillet 2017 sur la table du gouvernement, le Sudes/Esr rejette la proposition du gouvernement d’une retraite complémentaire fondée uniquement sur le choix libre de l’enseignant d’y adhérer ou non à leurs frais exclusifs. Ils veulent un régime de retraite fondamentalement public, républicain et viable.
Prônant une retraite complémentaire et l’abrogation de la loi du principe de l’écrêtement, les syndicats veulent une pension de retraite de 85% du dernier salaire de l’enseignant

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