Le G7, regroupant sept syndicats de l’enseignement, a annoncé une grève de trois jours du mercredi 21 au vendredi 23 octobre, dénonçant des retards dans le paiement d’indemnités et des dysfonctionnements persistants dans le secteur éducatif.Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, ne cache pas son étonnement face au mot d’ordre de grève de trois jours annoncé par le G7, alors que les concertations avec les syndicats se poursuivent. Lors de la conférence de presse du gouvernement, ce lundi 19 octobre, au Building administratif Mamadou Dia, il a défendu la démarche de dialogue engagée par ses services.Le G7, qui regroupe sept syndicats représentatifs de l’enseignement, prévoit un arrêt total des cours du mercredi 21 au vendredi 23 octobre. L’intersyndicale dénonce notamment les retards dans le paiement de certaines indemnités, les lenteurs dans l’application du protocole d’accord signé le 16 avril dernier et des dysfonctionnements persistants dans le secteur éducatif. Face à cette menace de perturbation de l’année scolaire 2026-2027, Moustapha Guirassy a rappelé que le gouvernement n’avait pas rompu le dialogue avec les partenaires sociaux. Il a notamment évoqué la tenue de rencontres mensuelles et bimensuelles destinées à examiner les difficultés rencontrées par les enseignants, à suivre les engagements pris et à identifier des solutions.Le ministre a également insisté sur les enjeux liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, qui placent le Sénégal sous le regard de la communauté internationale. Dans ce contexte, il a souligné l’importance de préserver l’image du pays, sans perdre de vue l’essentiel : le droit des enfants à une éducation continue. Malgré les échanges engagés, la menace de grève demeure. L’enjeu pour le gouvernement est désormais de concilier le respect des engagements pris envers les enseignants et la préservation des apprentissages.

