Le personnel administratif, technique et de service (PATS) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis observe une grève de 48 heures à l’appel de la Fédération des syndicats de l’enseignement supérieur, pour réclamer l’extension de l’indemnité de logement. Le secrétaire général de l’intersyndicale Crous-Rectorat, Amath Diallo, dénonce son exclusion d’un récent décret présidentiel.
Au cœur de la colère figure un décret du président de la République portant généralisation de cette indemnité. « Des gens mal intentionnés, je ne sais pas comment les qualifier, ont retiré le personnel administratif, technique et de service de ce décret », dénonce Amath Diallo, secrétaire général de l’intersyndicale.
Le syndicaliste rappelle que la revendication est née dans les universités et les centres des œuvres universitaires, où les directeurs et les chefs de service administratif perçoivent déjà cette indemnité. « Ce mot généralisation vient des universités et des centres des œuvres. On a demandé la généralisation. C’est tout simplement ce qu’on demande », insiste-t-il.
Amath Diallo assure que la grève n’était pas un choix de première intention. Le préavis a été déposé le 22 février, et plusieurs ministres de l’Enseignement supérieur se sont succédé sans que les promesses soient tenues. « Un syndicaliste qui décide d’aller en grève, ça veut dire qu’il a épuisé toutes les voies de recours, toutes les voies de dialogue, toutes les voies paisibles », souligne-t-il. « On ne va plus céder aux discussions et aux promesses. L’heure est à la réalisation », a-t-il ajouté.
Le responsable syndical reconnaît que le mouvement intervient en début d’année universitaire, alors que les établissements ont peiné à rattraper le retard accumulé. Il affirme que la mobilisation concerne l’ensemble des campus du pays.
Distinct de cette grève sectorielle, le mot d’ordre de grève générale de 72 heures lancé par le Front syndical pour la défense des travailleurs, du 21 au 23 octobre, est également relayé à l’UGB. « Il faut que la base respecte le mot d’ordre de trois jours de grève au niveau national », appelle M.Diallo. Il précise que des comités de vigilance ont été mis en place avec la consigne de ne brutaliser personne, mais de photographier les éventuels contrevenants et de diffuser les images dans les groupes WhatsApp du syndicat, afin de dissuader les autres.

