Indemnités Bac et BFEM : le CUSEMS fixe un ultimatum fin août
Les enseignants ayant participé aux examens du Baccalauréat et du BFEM n’ont toujours pas perçu leurs indemnités, malgré les engagements pris par les autorités d’effectuer les virements dès la fin des délibérations. Le CUSEMS fixe désormais la fin du mois d’août comme date butoir pour le règlement des sommes dues.Les enseignants ayant participé à l’organisation, la surveillance et la correction des examens du Baccalauréat et du BFEM n’ont toujours pas perçu leurs indemnités. Malgré les engagements pris par les autorités d’effectuer les virements immédiatement après les délibérations, le paiement reste bloqué, provoquant une vive inquiétude au sein de la communauté éducative.
Cette situation intervient en dépit des instructions fermes données par le chef du gouvernement lors du Conseil interministériel du 18 juin. Selon le syndicat, le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, avait instruit les ministères concernés à veiller au parachèvement du mode opératoire de paiement digitalisé. La directive imposait un règlement intégral des indemnités dues aux différents acteurs à la fin des examens, un engagement qui n’a pas été concrétisé sur le terrain.Face au silence persistant des autorités depuis le début du mois d’août, le cadre syndical hausse le ton et fixe une date limite pour le règlement des sommes dues. Dans leur déclaration, les représentants du CUSEMS préviennent que la fin du mois d’août constitue la date butoir, avertissant que passé ce délai, l’État sera responsable de tout ce qui peut arriver. En période de vacances scolaires, les enseignants avertissent que tout retard accumulé jusqu’en octobre risquerait d’impacter le calendrier de la rentrée des classes.
Ce dossier des indemnités liées aux examens constitue une revendication récurrente du monde enseignant, qui dénonce chaque année des retards de paiement jugés difficilement compréhensibles au regard des engagements pris par l’État. Cette problématique avait déjà mobilisé, par le passé, plusieurs sections syndicales à travers le pays, à l’image de l’Union des enseignants du Sénégal à Saint-Louis, qui avait observé un débrayage pour dénoncer des retards similaires dans le paiement de ces mêmes indemnités.Le processus de digitalisation du mode de paiement, censé fluidifier et accélérer le versement des sommes dues aux acteurs des examens, tarde ainsi à produire les effets escomptés, malgré les assurances répétées données par le gouvernement lors des différentes concertations interministérielles. Cette situation alimente la défiance d’une frange importante du corps enseignant à l’égard des engagements pris par l’administration, dans un contexte où les questions de gouvernance et de transparence dans le versement des rémunérations demeurent au cœur des revendications syndicales du secteur éducatif.
Le CUSEMS n’a pas exclu, en cas de non-respect de l’ultimatum fixé, de recourir à des actions syndicales pour faire entendre les revendications des enseignants concernés, à quelques semaines seulement de la rentrée scolaire, dont le bon déroulement pourrait être directement affecté par la persistance de ce contentieux financier.

